Le président de l’Assemblée nationale, le Prof. Komi Selom Klassou, a présidé l’ouverture de la première session extraordinaire de l’année 2026, le mardi 24 février à Lomé. Cette réunion fait suite à une demande du président du Conseil, Faure Gnassingbé, formulée le 20 février dernier. Le ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions, Gilbert Bawara, était présent lors de cette séance solennelle.
L’ordre du jour est marqué par l’examen d’un texte portant sur la prorogation de l’état d’urgence sécuritaire dans la région des Savanes. Cette mesure vise à donner aux forces de défense les moyens nécessaires pour contrer les menaces persistantes dans cette zone. Par ailleurs, les députés étudieront en seconde lecture un projet de loi contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, afin de respecter les normes internationales.
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Le volet économique occupe une place centrale avec la réglementation de la microfinance en République togolaise. Ce cadre juridique renforcé doit favoriser l’autonomisation des populations, particulièrement celle de la femme. Un autre texte prévoit le transfert du patrimoine du Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) vers l’Agence de développement des très petites et moyennes entreprises.

Les parlementaires devront également se prononcer sur le projet de loi relatif au gazoduc de l’Afrique de l’Ouest pour une adoption définitive. En parallèle, un texte sur la répression du faux monnayage sera examiné pour protéger l’intégrité des signes monétaires au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Enfin, une loi-cadre sur l’environnement sera discutée pour actualiser la stratégie nationale face au dérèglement climatique.
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Le président de l’institution a précisé que cinq de ces projets feront l’objet d’une étude approfondie en commissions avant d’être soumis au vote. Ces travaux préparatoires garantissent la qualité des textes qui engagent la souveraineté et le développement du pays. L’objectif est de finaliser ces adoptions avant l’ouverture de la session ordinaire prévue pour le sept avril prochain.

