Le gouvernement togolais veut restaurer l’ordre sur les abords des routes et le long du littoral. L’objectif est de mettre fin aux occupations illégales des abords des routes et des plages afin de garantir la sécurité, la salubrité et la protection du littoral.
Jeudi 26 février, plusieurs ministres et responsables des départements concernés se sont retrouvés autour de la table pour harmoniser leurs actions. La rencontre, présidée par le ministre de l’Administration territoriale, Awaté Hodabalo, a permis de dresser un constat sans détour : « installations précaires et désordonnées, insalubrité croissante, entraves à la circulation et dégradation du cadre de vie ».
Au fil des années, des commerces informels, des baraques improvisées et des occupations anarchiques ont progressivement grignoté trottoirs et espaces côtiers. Au-delà de la simple question d’esthétique urbaine, c’est la sécurité des usagers et la préservation de l’environnement qui sont en jeu. Le littoral togolais, déjà fragilisé par l’érosion, ne peut supporter davantage de pressions humaines non encadrées.
Face à cette réalité, les autorités ont opté pour une harmonisation des approches des différents ministères et services concernés, afin de planifier une intervention coordonnée et efficace. Dans cette dynamique, un comité technique interministériel a été mis en place. Il aura pour mission d’élaborer un plan d’action opérationnel intégrant une phase de sensibilisation des occupants, préalable à toute opération de déguerpissement.
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Ce chantier s’inscrit dans la continuité des actions engagées depuis 2022 pour garantir une occupation conforme aux textes en vigueur. Reste à concilier fermeté et pédagogie, pour que l’assainissement urbain ne soit pas perçu comme une sanction, mais comme une exigence collective au service du bien commun.

