Le monde des médias au Togo est secoué depuis plusieurs jours par une affaire qu’il convient d’appeler « Affaire Roger Amemavoh », un journaliste exerçant pour Capture Media.

 Suite à une vidéo rendue publique par le journaliste, à travers laquelle il prend à témoin l’opinion nationale et internationale au sujet de menaces anonymes et de pressions dont il fait l’objet, l’affaire a pris une tournure qui contraint les organisations de presse à monter au créneau.

L’OTM condamne des atteintes graves à la liberté de la presse

L’Observatoire togolais des médias (OTM) a réagi avec fermeté à travers un communiqué publié ce 17 février 2026. L’instance d’autorégulation exprime sa profonde préoccupation face à ces menaces qui visent à museler la presse nationale. Le président de l’institution, Fabrice Petchezi, rappelle que la liberté d’informer est un pilier essentiel de la démocratie togolaise.

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L’organisation interpelle directement les autorités en charge de la sécurité pour garantir l’intégrité physique du confrère. Elle se réserve également le droit de déposer une plainte contre X pour protéger la sécurité du journaliste. Pour l’institution, il est urgent que les organisations de défense des droits de l’homme se mobilisent pour soutenir le professionnel de l’information.

Plusieurs autres organisations comme le Syndicat des journalistes indépendants du Togo (Synjit), le Patronat de la presse togolaise (PPT) ne sont pas restées de marbre. Elles expriment leur inquiétude face à cette situation, dénonçant une volonté de faire taire les voix critiques sur des sujets sensibles comme le foncier.

Que s’est-il passé ?

Rappelons que cette affaire fait suite à la diffusion d’un reportage consacré à un litige foncier à Latekope, dans la commune Agoenyive 6.

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Le professionnel des médias a affirmé que des individus non identifiés seraient à sa recherche en lien avec ses récentes révélations impliquant de hautes personnalités. Malgré la gravité des faits, le journaliste refuse de céder à l’intimidation ou de choisir la voie de l’exil.

Cette affaire repose la question de la sécurité des journalistes d’investigation sur le territoire national. Le monde médiatique reste dans l’attente de mesures concrètes pour assurer la protection de ceux qui luttent pour la vérité et la justice.

 

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