Le Guadeloupéen Steeve Rouyar a retrouvé la liberté après 7 mois de détention au Togo. Cet expert-comptable de 44 ans est arrivé à Paris le jeudi 1er janvier au matin, accueilli par ses proches et les autorités. Son retour met un terme à une longue période d’incertitude judiciaire qui avait mobilisé sa famille et la diplomatie française.
Installé à Lomé depuis novembre 2024 pour ouvrir un cabinet, l’homme avait été interpellé le 6 juin dernier. Son arrestation est survenue alors que Lomé était le théâtre de manifestations contre la réforme de la Constitution. Les autorités locales l’accusaient de s’être impliqué dans ces mouvements de contestation, notamment par la distribution de tracts. Inculpé de complot et d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État, Steeve Rouyar faisait face à une menace de réclusion criminelle allant de 20 à 30 ans. Durant son incarcération, ses conditions de détention ont été vivement dénoncées par son comité de soutien. Ce dernier plaidaient l’innocence d’un professionnel venu simplement chercher des opportunités d’affaires en Afrique.
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L’issue favorable de ce dossier provient d’une décision prise par le président du Conseil. En effet, Faure Gnassingbé, a accordé une grâce présidentielle à 1 511 prisonniers le 31 décembre 2025. Ce geste de clémence du président du Conseil, traduit l’esprit d’ouverture que prône la Vè République. Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a confirmé que cette mesure de la justice togolaise a permis le départ immédiat du Français.
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Bien que le Quai d’Orsay ait qualifié cette affaire de dossier judiciaire individuel, les échanges diplomatiques ont été intenses ces derniers mois. L’ambassade de France au Togo a suivi de près l’évolution de la procédure pour garantir les droits de son ressortissant. Aujourd’hui libre, Steeve Rouyar va pouvoir se reconstruire auprès de sa famille après plus de 200 jours hors de sa terre natale.
