Récépissé N° 0010 / HAAC / 12-2020 / pl / P

Togo: la SFI renforce son appui stratégique au secteur privé

Nathalie Kouassi Akon, directrice régionale Golfe de Guinée de la Société financière internationale (SFI), a récemment effectué sa première mission officielle au Togo. Ce déplacement a permis de faire le point sur les investissements de l’institution et de tracer les perspectives pour 2030. L’enjeu est de dynamiser le tissu productif local et faciliter l’accès au financement des PME.

Sur la période allant de 2020 à 2025, la SFI a mobilisé environ 320 millions de dollars pour soutenir l’économie nationale. Ces financements se concentrent sur des domaines vitaux comme l’énergie, les télécommunications et l’industrie. Pour l’institution, le Togo occupe une position stratégique dans la région grâce à son fort potentiel de création d’emplois. Parmi les projets emblématiques, on peut citer l’accompagnement de TogoCom pour améliorer la connectivité numérique. Dans le secteur textile, l’investissement chez Star Garments vise à générer plus de 4 000 emplois, principalement pour les femmes. Aussi, le soutien à l’entreprise Zener favorise l’accès à des sources d’énergie plus propres pour les populations.

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Grâce aux réformes faites par le Togo, l’institution change de paradigme. Elle ne se contente plus de financer directement, mais agit comme un levier pour attirer d’autres investisseurs. Pour chaque dollar apporté par la SFI, environ trois dollars de capitaux privés sont désormais mobilisés au profit du pays. Cette stratégie répond à la raréfaction de l’aide publique internationale. En utilisant des outils comme les prêts syndiqués ou les partenariats public-privé, la SFI sécurise l’arrivée de nouveaux investisseurs. L’institution joue également un rôle de conseil auprès des autorités pour structurer des projets d’envergure nationale.

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Un axe majeur de l’intervention actuelle concerne l’appui aux entreprises togolaises à fort potentiel. À travers une initiative dédiée, huit sociétés ont été sélectionnées après une analyse rigoureuse de 300 dossiers. Des entreprises comme Zener ou Yatt & Co bénéficient déjà d’un accompagnement technique et financier pour franchir un nouveau cap. Pour toucher les micro-entreprises, la SFI collabore étroitement avec des institutions de microfinance et des fintechs. L’objectif affiché est de doubler le portefeuille dédié aux PME d’ici la fin de la décennie. Des mécanismes de garantie sont mis en place pour inciter les banques à prêter davantage aux petits entrepreneurs locaux. Le Togo se distingue aujourd’hui comme le troisième meilleur réformateur en Afrique subsaharienne selon les derniers rapports. Cette reconnaissance internationale facilite le dialogue pour atteindre les objectifs de la Mission 300 dans le secteur de l’énergie. Le pays ambitionne d’atteindre un taux d’accès à l’électricité de 90 % d’ici 2030.

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Dès le mois de février, une nouvelle étape sera franchie avec la création d’une représentation unifiée à Lomé. Ce bureau unique coordonnera les actions de la Banque mondiale, de la SFI et de la Miga. Cette synergie permettra de répondre plus efficacement aux besoins de l’agriculture, de la logistique et de l’économie numérique.

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