Afin de préserver la stabilité des cours jusqu’aux grandes vacances, le ministère de l’Éducation nationale a acté le maintien en poste de 300 fonctionnaires. Cette mesure exceptionnelle vise à empêcher tout vide pédagogique en plein milieu de l’année scolaire. Les agents concernés, initialement retraités depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, resteront en service jusqu’à la fin de la session 2025-2026.
Le ministre Mama Omorou a officialisé cette décision le 22 janvier 2026 via une note aux directions régionales. Ce report s’appuie sur le protocole d’accord de 2018 conclu entre le gouvernement et les syndicats. Ce texte autorise en effet un ajustement des fins de carrière lorsque les nécessités du service public l’exigent, garantissant ainsi le droit des élèves à une instruction continue.
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Le contingent maintenu comprend trois inspecteurs, trois conseillers pédagogiques et un formateur en École normale d’instituteurs (ENI). Le plus gros effectif concerne toutefois les 293 enseignants déployés sur le terrain. Ces derniers sont répartis dans toutes les régions du pays pour pallier le manque de personnel, un défi particulièrement criant dans les zones rurales. Pour le ministère, l’objectif est de limiter les tensions sur les effectifs qui fragilisent souvent le système éducatif. En stabilisant l’encadrement pédagogique, l’État espère éviter les mouvements de grogne liés aux classes sans professeurs.
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Les listes détaillées des agents ont déjà été envoyées aux autorités locales pour une mise en œuvre immédiate. La ministre Mama Omorou exige une transparence totale dans l’exécution de cette mesure. Les directeurs régionaux et les chefs d’inspection ont reçu pour mission de vérifier la présence effective de chaque agent maintenu. Des contrôles rigoureux devront attester que ces fonctionnaires accomplissent réellement leurs tâches quotidiennes dans les établissements.
Pour renforcer ce suivi, des inspections surprises sont prévues dans les différentes zones éducatives. La ministre a d’ailleurs rappelé aux responsables locaux que leur signature les engage personnellement sur la véracité des faits. Les bilans de ces vérifications sont attendus à la direction des ressources humaines du ministère avant la fin du mois de janvier.
