Le Togo maintient son rang parmi les économies les plus solides de la sous-région. Selon les dernières données de l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (Inseed), l’inflation en glissement annuel s’est établie à 0,4 % en février 2026. Ce résultat témoigne d’une gestion rigoureuse des prix à la consommation sur l’ensemble du territoire national, plaçant le pays dans une position favorable au sein de la zone Uemoa.
L’indice harmonisé des prix à la consommation (Ihpc) a atteint 103,6 le mois dernier. Sur les 12 derniers mois, le taux d’inflation moyen ressort à 0,1 %, soit un niveau largement inférieur au seuil de trois % fixé par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Cette performance confirme la résilience du cadre macroéconomique togolais face aux fluctuations du marché international.
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Cette modération globale est principalement portée par le recul des tarifs alimentaires, qui ont diminué de 0,9 % en un an. Les céréales, composante essentielle de la table des ménages, ont enregistré une chute spectaculaire de 17,8 %. Cette tendance positive s’explique par les bons résultats de la campagne agricole, ayant favorisé une grande disponibilité du maïs sur les marchés locaux.
Toutefois, certains produits frais ont connu une hausse saisonnière marquée entre janvier et février. À Lomé, le prix de la tomate locale a bondi de 56 %, tandis que celui de la tomate importée a progressé de près de 90 %. Ces variations mensuelles, également observées sur le piment vert et certains poissons fumés, restent étroitement liées aux cycles habituels de la production agricole.
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Le secteur du logement et de l’énergie demeure le principal moteur de tension pour le panier de la ménagère. Les coûts liés à l’électricité et au gaz ont progressé de 13 % sur un an, entraînant une hausse globale de 6,3 % pour cette catégorie de dépenses. En revanche, les tarifs des produits pétroliers sont restés inchangés, avec un litre d’essence super maintenu à 680 francs FCFA et le gasoil à 695 francs FCFA.
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Au sein de l’espace communautaire, la position togolaise demeure stable. Avec une inflation annuelle de 0,4 %, le pays fait preuve d’une meilleure maîtrise des prix que la Côte d’Ivoire (1,4 %) ou le Bénin (0,9 %). À l’opposé, le Niger traverse une période de déflation intense avec un recul des prix de 10,2 %. Cette stabilité permet à l’État togolais de consolider le pouvoir d’achat des citoyens tout en poursuivant ses objectifs de développement.

