Depuis quelques jours, une affaire secoue l’opinion sénégalaise. Elle mêle célébrités, aveux glaçants et preuves médicales. À Keur Massar, la Brigade de recherches a démantelé ce qui apparaît comme un réseau structuré de transmission volontaire du VIH. 12 personnes sont mises en cause et 8 sont déclarées séropositives. Toutes sont aujourd’hui sous mandat de dépôt.

Tout part d’un renseignement précis. Les gendarmes s’intéressent à Pape Salif Rall Thiam, 21 ans, électricien. Le 4 février, il est interpellé avec un iPhone 11. Son contenu devient la clé de la suite de l’enquête. Les enquêteurs découvrent une activité intense sur des groupes WhatsApp et des sites de rencontres. Une réquisition médicale confirme que le jeune homme est suivi pour séropositivité.

Face aux éléments, il craque. L’électricien reconnaît sa pathologie, et pire, il admet avoir sciemment contaminé « une dizaine d’hommes ». Il détaille sa méthode pour « pêcher » ses partenaires, les séduire et obtenir des rapports non protégés.

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Ses révélations entraînent d’autres arrestations. À Diamniadio, deux hommes confirment leur séropositivité et leurs relations non protégées. Ils disent considérer l’électricien comme leur « copine ». 5 autres personnes sont interpellées le 5 février, puis 4 autres le 6 février, dont l’animateur vedette Pape Cheikh Diallo.

Les auditions dévoilent un enchevêtrement troublant. L’artiste Djibril Dramé évoque des abus subis dans l’enfance. Il admet être en couple avec un suspect et « partager » Doudou Lamine Dieng, une autre personne mise en cause, avec l’animateur. Ce dernier assume sa bisexualité. « C’est plus fort que moi, j’essaie d’arrêter mais je ne peux pas », aurait-il confié.

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En 2019 déjà, une plainte pour transmission du VIH visait l’animateur. L’affaire s’était conclue par un arrangement.

Les chefs d’inculpation sont lourds : association de malfaiteurs, actes contre nature avec transmission volontaire du VIH et mise en danger de la vie d’autrui. S’y ajoute désormais le blanchiment de capitaux. Les avocats contestent et plaident qu’« aucune infraction n’a été commise ».

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