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Dans le même temps, près de la moitié des incidents violents surviennent à moins de 100 kilomètres d’une frontière, tandis que 90 pour cent des flux migratoires sont intrarégionaux et transitent par des couloirs fragiles, a-t-on ajouté. Dans plusieurs zones frontalières ouest-africaines, le manque d’infrastructures et de coordination entre les institutions nuit à l’efficacité des interventions, créant un environnement propice à l’instabilité et à la criminalité transnationale.
Un mélange dangereux
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La dégradation continue de la situation sécuritaire au Sahel « préoccupe vivement » l’Union européenne (UE) et l’Allemagne, a déclaré le chancelier fédéral allemand, Friedrich Merz, lors du septième sommet UE–Afrique, tenu en novembre 2025 en Angola, appelant à accorder « une attention commune afin de lutter contre les causes profondes des conflits » dans la région.
« La situation sécuritaire s’y détériore chaque jour de manière alarmante. La violence extrémiste et terroriste est profondément déstabilisante, en particulier pour la jeune génération. En outre, cette région subit les conséquences du changement climatique : les sécheresses détruisent les moyens de subsistance. C’est un mélange dangereux. Les populations empruntent alors des routes périlleuses, notamment à travers l’Atlantique et la Méditerranée », a-t-il dit.
dpa