De la cohérence aux résultats, la diplomatie africaine est en quête de l’essentiel à Lomé. Les 16 et 17 janvier 2026, la Réunion de haut niveau sur la consolidation du processus de paix en République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs marque une étape structurante dans une crise longue, complexe et profondément régionale.
Présidée par Faure Essozimna Gnassingbé, Médiateur de l’Union africaine, la rencontre a rassemblé d’anciens chefs d’État africains, des ministres, des organisations régionales, des partenaires internationaux et des représentants de la société civile. L’Afrique veut reprendre la main sur l’architecture de la paix.
Le communiqué final insiste sur un constat partagé. Les 12 derniers mois ont permis de « rouvrir les espaces de dialogue entre les protagonistes du conflit ». Mais ces avancées restent fragiles. La réunion de Lomé entend corriger cette dispersion.
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Premier axe majeur : la cohérence de la médiation. Les participants ont souligné la nécessité de « renforcer l’harmonisation, la cohérence et la coordination de l’ensemble des initiatives de paix ». Une révision de l’architecture de la Médiation est actée, avec un Secrétariat conjoint indépendant en appui technique au Panel des Facilitateurs. Le Panel devient le « mécanisme central d’appui politique », agissant de manière coordonnée et complémentaire.
Deuxième enjeu clé : l’articulation avec les initiatives internationales. Lomé salue les accords de Washington, les pourparlers de Doha et la conférence de Paris. Mais rappelle une exigence : l’alignement. Il s’agit de garantir la cohérence des messages et le respect du séquençage politique.
Sur le terrain, l’urgence demeure. La réunion appelle les parties à « accélérer la mise en œuvre de bonne foi de leurs engagements respectifs » et réaffirme son soutien au processus de Doha. La reprise rapide des négociations est jugée indispensable, tout comme un « suivi africain structuré » des accords.
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Pour finir, les participants se sont alignés sur « le principe de la centralité de la Médiation conduite par la République togolaise ». Un document-cadre est adopté. Un plan de travail des facilitateurs est validé et la médiation s’est dotée d’outils opérationnels.
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Au-delà des textes, Lomé engage une responsabilité collective. Celle de faire de la cohérence une pratique et de transformer les engagements politiques en paix durable pour les populations de l’Est de la RDC et des Grands Lacs.


