Récépissé N° 0010 / HAAC / 12-2020 / pl / P

Perspectives économiques régionales 2025 : le FMI plaide pour une mobilisation accrue des recettes

Le Fonds monétaire international (FMI) a présenté, ce 6 janvier à l’Université de Lomé, l’édition 2025 de son rapport sur les Perspectives économiques régionales. Intitulé « Tenir bon », le document a été exposé au monde universitaire par la Représentante résidente du FMI au Togo, Racheeda Boukezia.

Le message central est sans équivoque. « Il est essentiel de mobiliser les recettes intérieures pour dégager un espace budgétaire et renforcer la stabilité macroéconomique ». Pour y parvenir, le FMI recommande une double démarche. Elle porte à la fois sur l’administration fiscale et sur la politique fiscale.

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Sur le premier volet, l’accent est mis sur des réformes globales. Elles sont jugées plus faciles à mettre en œuvre du point de vue de l’économie politique. La digitalisation est présentée comme un levier clé, à travers la facture électronique, les déclarations et les paiements en ligne. La gestion fondée sur les risques, la formation des agents, l’intégration des systèmes et la protection de l’administration contre toute ingérence politique sont également mises en avant. Ceci, sans oublier la communication contre l’incivisme fiscal.

Le FMI préconise de réduire les dépenses fiscales coûteuses. Au Togo, leur coût est estimé à 2,8 % du PIB. La TVA doit être rationalisée, tant sur les taux que sur les exonérations, tout en intégrant l’économie numérique dans l’assiette. Les droits d’accise sont appelés à soutenir des objectifs environnementaux et de santé publique. La fiscalité foncière, encore sous-utilisée, constitue aussi une piste.

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Ces réformes exigent de la méthode. « Susciter l’adhésion », « inspirer confiance » et mener des études d’impact pour protéger les populations vulnérables figurent parmi les priorités.

La question de la dette occupe une place centrale. Le FMI insiste sur la transparence. Publication de statistiques complètes, communication ouverte, enregistrement centralisé des emprunts et réformes de la gestion de l’endettement sont jugés urgents pour réduire les coûts d’emprunt et soutenir la croissance.

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Racheeda Boukezia

Le rapport souligne une « résilience remarquable » de l’Afrique subsaharienne, malgré des performances contrastées et des risques persistants. Racheeda Boukezia l’a rappelé : « l’Afrique subsaharienne est particulièrement résiliente avec des taux de croissance appréciables », mais les perspectives restent orientées à la baisse dans un contexte international difficile.

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Deux solutions se dégagent. Accroître les recettes internes et gérer la dette avec rigueur et transparence. Le FMI y voit une condition essentielle pour préserver la stabilité et l’accès à des financements moins coûteux.

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