Face à la montée des plaintes liées aux nuisances sonores dans les lieux de culte, le gouvernement togolais engage une phase plus ferme. Le ministère en charge de l’Administration territoriale a annoncé « la suspension de quatre églises pour non-respect répété des normes encadrant l’utilisation du matériel de sonorisation ».
Les structures concernées sont clairement identifiées : Ministère Jésus le Bon Berger (Tokoin-Habitat), Église Mont Israël (Agoè-Vakpossito), Église internationale de l’Action du Saint-Esprit (Davié Assomé), Olders International Ministry (Agoè-Sorad) ».
Selon les autorités, des constats formels ont mis en évidence des manquements persistants aux règles relatives aux niveaux sonores. Et cela, en dépit des avertissements et des démarches de conciliation engagées avec les responsables religieux. Le dialogue avait pourtant été privilégié.
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Depuis plusieurs mois, l’État misait sur la pédagogie. Des séances d’information ont été organisées. Des missions de contrôle déployées. Dans certains quartiers, la médiation a porté ses fruits ; riverains et responsables religieux ont trouvé un terrain d’entente.
Mais ailleurs, les infractions se sont répétées. C’est le cas notamment dans le Grand Lomé ; trop de bruit dans la nuit. Les autorités ont donc opté pour des sanctions administratives.
La liberté de culte est garantie. Le respect du cadre de vie l’est tout autant. Les actions de sensibilisation vont se poursuivre. Les contrôles aussi et « d’autres sanctions pourraient être prononcées en cas de récidive ».
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La lutte contre les nuisances sonores entre ainsi dans une nouvelle séquence plus rigoureuse et dissuasive. Avec un objectif simple : préserver la quiétude des populations sans remettre en cause l’expression religieuse.

