Une journée, deux capitales et un même objectif diplomatique ; ce 30 janvier, Faure Essozimna Gnassingbé après kigali a rallié Bujumbura. Là, il a retrouvé son homologue burundais, Evariste Ndayishimiye, pour poursuivre les échanges sur « le processus de paix dans cette région du continent ».
Cette démarche du président du Conseil togolais, « s’inscrit pleinement dans l’exercice de son mandat de médiateur désigné de l’Union africaine ». Elle traduit aussi « l’engagement constant du Togo en faveur de la promotion de la paix et de la stabilité en Afrique ».
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À Bujumbura, la rencontre avait une portée particulière. Autour de la table, des figures de poids : l’ancien président du Botswana, Mokgweetsi Masisi ; les anciennes présidentes Sahle-Work Zewde d’Éthiopie ; Catherine Samba-Panza de la République centrafricaine, des représentants de la Commission de l’Union africaine et des partenaires internationaux. Une « mobilisation collective en faveur d’une approche inclusive et coordonnée ».
La veille, une délégation ministérielle togolaise avait été dépêchée à Kinshasa auprès du président Félix Tshisekedi. L’objectif est d’ « approfondir les échanges avec les autorités congolaises sur les mécanismes de médiation en cours ». Et surtout, « évaluer les perspectives de désescalade des tensions et de cessation des violences, en particulier dans l’Est du pays ».
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Les discussions à Bujumbura ont alterné tête-à-tête et séance élargie. Les deux dirigeants ont souligné « la nécessité de promouvoir une synergie d’action » face aux défis sécuritaires dans l’Est de la RDC.
Le rôle du Burundi a été salué. Partenaire stratégique et acteur clé, membre actif de la CIRGL, le pays fait face aux répercussions humanitaires du conflit.
Ce dialogue n’est pas inédit. La dernière rencontre sur ce dossier entre les deux dirigeants remonte au 21 août 2025, à Yokohama, en marge de la TICAD.
Ces missions s’inscrivent dans une dynamique de renforcement de la coopération régionale. Elles répondent aux recommandations du sommet de Lomé. Et traduisent une approche diplomatique proactive visant à prévenir l’escalade des tensions, à restaurer la confiance entre les parties prenantes et à jeter les bases d’une paix durable.
Dans les Grands Lacs, la diplomatie togolaise avance pas à pas, avec constance et méthode.



