Récépissé N° 0010 / HAAC / 12-2020 / pl / P

Maritime : mise en garde officielle contre les irrégularités dans la correction des copies scolaires

Le directeur régional de l’Education de la Maritime hausse le ton. Kokou Aholou dénonce des pratiques jugées contraires à l’éthique pédagogique dans certains établissements scolaires. En ligne de mire : la conduite tenue par certains enseignants dans le cadre de la correction des devoirs et compositions.

Dans une note publiée mardi, l’autorité éducative affirme qu’« il lui est revenu constamment que des enseignants ne corrigent pas les copies de devoir ou de composition des élèves ». Plus grave encore, certains se permettraient d’imaginer des notes sur les bulletins. D’autres confient la correction des copies à des élèves, parfois même de classes inférieures.

Lire aussi : Nucléaire civil : le Togo renforce son cadre juridique par de nouvelles adhésions internationales

Pour le directeur régional, ces méthodes sont inacceptables. Elles sont qualifiées d’« anti-pédagogiques » et portent atteinte au processus d’enseignement, d’apprentissage et d’évaluation. Selon lui, elles contribuent à l’accroissement du taux d’échec et à l’abandon scolaire.

Face à ces dérives, Kokou Aholou est catégorique. Il enjoint les enseignants concernés à y mettre fin sans délai. « Ceux qui s’obstineront à le faire, après la présente note de service, s’exposent à la rigueur des textes en vigueur », avertit-il.

Lire aussi : Togo : 14 202 entreprises créées en 2025

La responsabilité des chefs d’établissement est également engagée. Ils sont instruits d’assurer « un suivi rigoureux et une vérification permanente de l’effectivité de la correction des copies des élèves par les enseignants eux-mêmes ». Les copies corrigées devront être conservées à la direction pour d’éventuels contrôles.

Suivez notre chaîne WhatsApp ici 

Le dispositif se veut transparent. « Ces copies peuvent être consultées aussi par les parents d’élèves ou tuteurs », précise la note. Enfin, les inspecteurs, les conseillers pédagogiques et les responsables d’établissements sont appelés à veiller au « respect scrupuleux » de ces mesures.

Retour en haut