La Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) a été condamnée samedi soir pour l’attaque perpétrée dans la nuit du 28 au 29 janvier contre la base aérienne 101 et l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, capitale du Niger, selon un communiqué publié par l’organisation.
D’après le document, le président de l’AES, le capitaine Ibrahim Traoré, également président du Burkina Faso, a estimé que l’attaque était « préméditée et coordonnée » et qu’elle visitait à la fois des infrastructures stratégiques et des installations civiles, exposant des populations et des biens à usage civil aux risques.
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Le communiqué indique que l’AES « condamne fermement » ces actes, qu’elle considère comme importante atteinte non seulement à l’un de ses Etats membres, mais aussi à la sécurité collective et à la stabilité régionale.
Selon le texte, l’organisation estime que ces violences s’inscrivent dans une « stratégie de déstabilisation », évoquant l’existence de « réseaux de soutiens multiformes », y comprenant des appuis directs ou indirects, dont, selon elle, des sponsors stratégiques étrangers.
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L’AES a également exprimé sa solidarité avec le peuple et le gouvernement nigériens ainsi qu’avec les Forces de défense et de sécurité (FDS), réaffirmant sa détermination à défendre la souveraineté des Etats membres et à protéger les populations. Le ministère nigérien de la Défense nationale a annoncé jeudi soir que les FDS avaient « neutralisé » au moins vingt mercenaires et procédaient à l’arrestation de onze autres à la suite d’une contre-attaque aéroterrestre menée après l’attaque visant la base aérienne 101 et l’aéroport de Niamey.
Xinhua
