L’unité fait la force. C’est ce message que la présidente du Parlement de la Cédéao, Mémounatou Ibrahima a porté haut et fort lors de l’ouverture de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale togolaise, ce 1ᵉʳ avril à Lomé.
Dès les premières minutes, Mémounatou Ibrahima a mis l’accent sur la profondeur des liens entre les institutions. « Elle [cette présence] témoigne également de notre responsabilité commune à porter les aspirations profondes des citoyens de la Cédéao et à renforcer les institutions créées à cet effet« , a-t-elle affirmé.
Un discours marqué par un hommage appuyé au rôle historique du Togo dans l’intégration régionale. De la création de la Cédéao en 1975 sous l’impulsion de Gnassingbé Eyadéma à la continuité assurée par Faure Essozimna Gnassingbé, l’engagement togolais est salué comme un « pilier solide » de l’union ouest-africaine. « Ce flambeau est porté aujourd’hui par SEM Faure Essozimna Gnassingbé, dont la vision éclairée et le sens élevé des responsabilités nous ont permis de préserver l’essentiel des acquis des pères fondateurs et de nous éviter le chaos« , a-t-elle déclaré.

Mais loin de se contenter du passé, la présidente du Parlement régional a été directe sur les défis qui menacent la sous-région. Sécurité, économie, stabilité politique : « Notre organisation commune a besoin de l’unité de tous ses membres et de leur cohésion. Unie, la Cédéao est plus forte et plus résiliente. » Un message adressé, en filigrane, aux pays actuellement en rupture avec l’organisation. « C’est dans cet esprit que je lance une fois encore un appel aux États frères du Burkina Faso, du Mali et du Niger à se remémorer la vision partagée des pères fondateurs et à envisager leur retour au sein de notre organisation commune. »
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Cette vision, inscrite dans la « Vision 2050 », réclame aussi une transformation en profondeur des institutions. Bonne gouvernance, intégration économique, autonomisation des femmes et jeunes, telles sont les priorités affichées. Un avenir que la Cédéao souhaite bâtir sur des bases solides et concertées. Cette prise de parole solennelle de Mémounatou Ibrahima se positionne à la veille d’un double anniversaire : les 50 ans de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest et les 25 ans du Parlement communautaire.
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L’enjeu est de renforcer les institutions pour préserver la paix et assurer une prospérité partagée. Un défi de taille, mais aussi une nécessité pour faire face aux turbulences de la région.