À un an du terme de sa mandature 2024-2027, la Chambre consulaire régionale de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (CCR-Uemoa) a présenté son point d’étape à la presse ce jeudi. Cette rencontre visait à exposer les résultats obtenus depuis le début de l’exercice et à tracer les perspectives pour l’année 2026. Pour l’institution, cet exercice de redevabilité est essentiel pour mesurer le chemin parcouru en faveur d’un secteur privé communautaire plus dynamique.
Durant la première moitié de son mandat, la CCR-Uemoa a multiplié les initiatives pour soutenir les entreprises de la sous-région. L’organe s’est particulièrement illustré par le renforcement des capacités sur la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) et la formulation de recommandations pour structurer le secteur informel. Ces travaux ont également porté sur la libre circulation des biens et l’amélioration de la compétitivité industrielle au sein de l’espace commun.
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L’institution a également œuvré pour l’harmonisation des législations fiscales et commerciales afin d’assainir le climat des affaires. La question cruciale du financement a fait l’objet de deux études majeures destinées à accroître la résilience des acteurs économiques. Ces efforts permettent d’éclairer les décisions des plus hautes autorités de l’Union et de garantir que les préoccupations des entreprises sont au cœur des politiques publiques de chaque État.
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La présidente en exercice de l’organe, Mme Héléna Maria José Nosolini Embalo, a réaffirmé sa volonté de proposer des solutions durables aux défis structurels de la région. Pour le reste de son mandat, l’équipe dirigeante prévoit d’intensifier les réformes en faveur de la formalisation des entreprises. L’accent sera mis sur l’opérationnalisation des mécanismes de financement et le renforcement de la coopération avec les partenaires techniques et financiers.
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En tant qu’organe consultatif institué par le Traité de l’Uemoa, la Chambre continue de jouer un rôle d’interface indispensable. Sa mission reste de veiller à ce que les contraintes du secteur privé soient prises en compte dans les processus de décision communautaires. Pour la présidente, un secteur privé résilient demeure le levier essentiel pour assurer la stabilité et la croissance économique au sein des pays membres de l’espace sous-régional.

