En 2025, le Togo a respecté le critère de convergence de l’Uemoa relatif à l’inflation, maintenue en dessous du seuil communautaire de 3%. Un indicateur scruté et un marqueur de stabilité dans un environnement régional encore fragile.
« Le taux d’inflation s’est établi à 0,4% en 2025 contre 2,9% en 2024, 5,3% en 2023 et 7,6% en 2022 ». La trajectoire est nette et la baisse est continue. Elle traduit, selon les autorités, « les efforts déployés au cours des trois dernières années pour la stabilisation des prix et du cadre macroéconomique ».
Au sein de l’Uemoa, l’inflation est un critère de premier rang. Elle impose aux États membres de conduire des politiques rigoureuses afin de préserver la valeur de la monnaie et contenir la flambée des prix. Son respect vise un objectif central : protéger les populations et leur pouvoir d’achat. À cet égard, le Togo coche la case.
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En décembre 2025, l’inflation s’est établie à 0,4%, contre 0,5% en novembre. « Conformément à la méthodologie régionale dans l’Uemoa, le taux d’inflation du mois de décembre est celui de l’année sous revue ». Le seuil est largement respecté. La tendance baissière, observée depuis décembre 2024, se confirme.
Cette évolution repose en grande partie sur la détente des prix alimentaires. Une longue liste de produits de consommation courante affiche des baisses marquées. Les « citrons » (-28,8%), le « sel de cuisine gros cristaux » (-27,1%), la « mangue greffée » (-27,0%) ou encore le « sorgho en grains crus » (-26,5%) figurent parmi les principaux contributeurs à la baisse annuelle de l’inflation. Des produits du quotidien qui ont un impact direct sur les ménages.
Pour autant, la fin d’année n’a pas été exempte de tensions. La demande liée aux fêtes et la baisse de l’offre agricole ont entraîné un renchérissement ponctuel de 0,3% entre novembre et décembre 2025. Certains plats et denrées ont vu leurs prix grimper, notamment « l’ayimolou » (+7,2%) ou l’« akpala fumé » (+10,0%).
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Au final, les résultats sont attribués à une combinaison de mesures proactives : soutien à la production agricole, stabilisation des prix des biens essentiels, allègements fiscaux et appui aux ménages. Une orientation assumée, portée par la volonté d’« amélioration des conditions de vie de la population ».
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En 2025, l’IHPC est passé de 102,8 en janvier à 102,2 en décembre. Une évolution discrète mais significative. Elle confirme que la stabilité macroéconomique devient une réalité mesurée.