L’Assemblée nationale togolaise poursuit l’adaptation du cadre juridique du système financier national. Réunis le 10 mars 2026, à l’occasion de la 4ᵉ séance plénière de la 1ʳᵉ session extraordinaire de l’année, les députés ont adopté en première lecture deux projets de loi. Ces derniers portent respectivement sur la réglementation de la microfinance au Togo et la répression du faux-monnayage au sein de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa).

Ces textes s’inscrivent dans une dynamique de modernisation des dispositifs juridiques face aux mutations du secteur financier. Devant la représentation nationale, le ministre des Finances et du Budget, Georges Barcola, a souligné la portée de ces réformes. Selon lui, ces deux lois adoptées s’ajoutent à la loi sur le blanchiment des capitaux adoptée quelques jours plus tôt. Ces dispositions constituent ainsi un ensemble de mesures destinées à consolider la gouvernance économique.

Prof Sélom Komi Klassou

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Le gouvernement entend notamment renforcer l’encadrement du secteur de la microfinance, devenu un instrument majeur d’inclusion financière. Comme l’a rappelé le ministre, « la microfinance est un vecteur puissant d’inclusion financière », permettant à des millions de citoyens d’accéder aux services financiers. Au Togo, « plus de 4 696 701 personnes bénéficient des services financiers regroupés en 495 579 groupements ».

Toutefois, l’expansion rapide du secteur a mis en évidence certaines failles en matière de gouvernance et de supervision. Selon le président de l’Assemblée nationale, le Professeur Sélom Klassou, la nouvelle législation introduit ainsi des règles strictes de gouvernance, de transparence comptable et de supervision, tout en renforçant les dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Elle prévoit également l’adhésion obligatoire des institutions de microfinance à un fonds de garantie destiné à protéger les épargnants.

Vote des députés du projet de loi sur le faux-monnayage

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En parallèle, les parlementaires ont adopté un texte visant à durcir la lutte contre la falsification de la monnaie dans la zone Umoa. Pour le ministre, « la confiance dans la monnaie est un pilier de la stabilité économique », d’où la nécessité de renforcer les instruments juridiques pour lutter contre les réseaux de faux-monnayeurs.

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Pour le Professeur Sélom Klassou, « ce second texte de loi va renforcer la lutte contre le faux monnayage et toutes les atteintes aux signes monétaires… Les deux textes de loi adoptés en première lecture traduisent une vision cohérente et ambitieuse de notre action législative. Nous venons non seulement de renforcer les bases de notre économie, mais également de poser des jalons décisifs pour mieux protéger les droits économiques de nos concitoyens et garantir un environnement propice à l’épanouissement des initiatives entrepreneuriales ».

À travers ces deux réformes, le Togo entend consolider un système financier plus solide, transparent et protecteur des populations.

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