La page de la transition se referme officiellement en République de Guinée. Réunis à Abuja, le 28 janvier 2026, les chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao ont entériné la fin du processus engagé depuis 2021, saluant un retour progressif et encadré à l’ordre constitutionnel. Un tournant politique majeur pour Conakry.
Dans son communiqué, la Conférence rappelle les bases juridiques de son action, notamment « tous les protocoles pertinents de la Cédéao relatifs au changement inconstitutionnel de gouvernement ». Elle inscrit sa décision dans la continuité des sessions extraordinaires tenues entre 2021 et 2023, ainsi que dans le respect de la Feuille de route de transition « en 10 points et 24 mois », signée en octobre 2022.
Lire aussi : Togo : l’Assemblée nationale togolaise échange avec une délégation du Congrès américain
La Cédéao prend surtout acte des actes posés. Elle note « l’engagement et la détermination des autorités de transition en Guinée à rétablir l’ordre constitutionnel d’ici la fin de 2025 ». Deux échéances ont été déterminantes : le référendum constitutionnel du 21 septembre 2025 et l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. Deux scrutins jugés crédibles et apaisés, selon les missions d’observation régionales et internationales.
Dans cette dynamique, la Conférence « félicite le gouvernement et le peuple de la République de Guinée pour le bon déroulement de l’élection présidentielle pacifique du 28 décembre 2025 ». Elle salue également l’élection et l’investiture de « S.E. Mamady Doumbouya », désormais président de la République, tout en l’encourageant à poursuivre des politiques favorisant « la cohésion sociale, l’unité nationale et la prospérité inclusive ».
Lire aussi : Togo : Faure Gnassingbé inspecte l’avancement du pont métallique sur la rivière Kéran
Conséquence immédiate : la levée de « toutes les sanctions résiduelles » et la réintégration pleine et entière de la Guinée « dans tous les organes décisionnels de la Cédéao ». Un retour attendu, après plusieurs années de mise à l’écart.
Suivez notre chaîne WhatsApp ici
Mais la Conférence ne se limite pas à un quitus politique. Elle exhorte Conakry à « intensifier le dialogue national », à consolider la démocratie, l’État de droit et la bonne gouvernance, à l’approche des élections législatives. Elle félicite enfin les médiateurs et partenaires, notamment « S.E. Boni Yayi », l’Union africaine et les Nations unies.
