Récépissé N° 0010 / HAAC / 12-2020 / pl / P

États-Unis : gel immédiat et indéfini des visas, le Togo directement impacté

En l’espace de quelques jours, le rêve américain s’est brutalement refermé pour des milliers de Togolais. Après un durcissement sévère des conditions d’obtention des visas américains et l’annonce de cautions pouvant atteindre 15 000 dollars, Washington a décrété un gel « immédiat et indéfini » des visas. Une décision radicale qui plonge familles, étudiants et professionnels dans l’incertitude la plus totale.

Mercredi 14 janvier, la Maison Blanche a frappé fort. Son porte-parole, Karoline Leavitt, a annoncé le gel « immédiat et indéfini » de toutes les demandes de visas pour les ressortissants de 75 pays, dont le Togo. La suspension entrera en vigueur le 21 janvier prochain, sans échéance annoncée.

La décision concerne toutes les catégories de visas : touristiques B1/B2 , étudiants F1, professionnels H1B, visas médicaux et visas familiaux. Aucun profil n’est épargné. La mesure s’inscrit dans une politique migratoire de plus en plus restrictive sous l’administration Trump, officiellement motivée par des impératifs de sécurité nationale et de contrôle des flux migratoires.

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L’Afrique paie un lourd tribut. 26 pays sont concernés. Des États jugés fragiles, mais aussi des partenaires stratégiques comme le Nigeria, le Sénégal, le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Togo. En Amérique latine, le Brésil, la Colombie et Haïti figurent sur la liste. En Asie, l’Iran et la Syrie côtoient la Thaïlande et le Liban. En Europe, la Russie et la Biélorussie, mais aussi l’Albanie ou la Moldavie.

À Lomé, la stupeur domine. Des familles entières voient leurs projets suspendus. Études universitaires, stages professionnels, regroupements familiaux et voyages de courte durée. Les étudiants sont parmi les plus touchés.

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La logique affichée par Washington dépasse le strict cadre sécuritaire. Elle relève d’une stratégie de dissuasion assumée. Karoline Leavitt l’a résumé sans détour : « Les États-Unis ne peuvent plus être la destination par défaut de tous ceux qui cherchent à fuir leurs responsabilités nationales. »

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Pour le Togo, le coup est rude. Ces dernières années, Lomé a multiplié les gestes d’ouverture envers Washington. Coopération sécuritaire, lutte contre le terrorisme et réformes économiques ; autant d’efforts aujourd’hui relégués au second plan.

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