L’exécutif togolais souhaite impulser une nouvelle énergie à la gestion des ordures. Le jeudi 12 février 2026, une circulaire interministérielle a été signée par les responsables de l’Environnement, de l’Administration territoriale, de l’Urbanisme et de la Santé. Ce texte exhorte les maires à s’impliquer davantage dans la protection de la nature et la propreté de leurs localités.
Concrètement, le gouvernement demande aux autorités municipales d’élaborer des plans locaux de salubrité. Ces derniers doivent organiser des opérations de nettoyage régulières et instaurer des systèmes efficaces pour ramasser et traiter les déchets. Cette démarche vise à offrir un cadre de vie plus sain aux populations urbaines.
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Actuellement, la gestion des ordures ménagères représente un défi de taille pour les collectivités. Le manque de moyens techniques et la croissance démographique freinent souvent les initiatives locales. Cet appel de l’État devrait inciter chaque maire à mobiliser les ressources nécessaires pour assumer pleinement cette compétence.
L’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (Anasap) est déjà très active, particulièrement dans le Grand Lomé. Toutefois, l’implication directe des conseils municipaux permettra de mieux coordonner les interventions sur l’ensemble du territoire. L’objectif est de créer une synergie entre l’agence nationale et les acteurs locaux.
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Cette directive arrive alors que le projet Gestion des déchets au Togo (Gedec) suit son cours. Ce programme, soutenu par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France, aide déjà plusieurs villes à structurer leur politique d’assainissement. Les autorités locales disposent ainsi d’un appui précieux pour transformer durablement la gestion environnementale de leurs communes.

