La Conférence des évêques du Togo (CET) a tenu sa 141ème session ordinaire, la première de l’année civile, du 24 au 27 février dernier à Lomé. Réunis au siège de l’institution à Hédzranawoé, les prélats ont mené leurs réflexions dans un climat de fraternité et de ferveur. L’ouverture des travaux s’est faite en présence du nonce apostolique près le Togo et le Bénin, Mgr Rubén Darío Ruiz Mainardi.
S’appuyant sur le Code de droit canonique et les prescriptions du Missel romain, la CET a pris une décision ferme concernant le cadre des célébrations. Elle rappelle que le sacrifice eucharistique doit normalement se dérouler dans un lieu sacré. En dehors de ces espaces, seul un lieu décent et honorable peut être utilisé en cas de nécessité absolue.
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En conséquence, les évêques interdisent désormais formellement la célébration de la sainte messe dans les familles et les résidences privées. Cette pratique ne sera tolérée que dans des cas tout à fait exceptionnels. Dans de telles circonstances, une autorisation formelle de l’Ordinaire sera strictement requise pour déroger à la règle.
Au cours de cette session, les évêques ont longuement statué sur la dimension spirituelle et sacramentelle de l’édifice matériel qu’est l’église. Ils ont rappelé qu’une église demeure le lieu par excellence de l’adoration et du rassemblement de la communauté chrétienne. À cet effet, ils ont interpellé les prêtres sur le caractère inclusif des offices divins.
Pour les membres de la CET, l’assemblée eucharistique ne doit en aucun cas être sélective selon des affinités personnelles. Elle doit rester ouverte à tous, sans exception, pour refléter l’unité de la foi. Cette mise au point vise à préserver la dignité des célébrations et à éviter toute dérive communautariste.
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Le message de la conférence appelle à une plus grande responsabilité de la part des prêtres et des fidèles laïcs. Le respect scrupuleux de ces dispositions est présenté comme une condition essentielle à l’ordre et à la discipline au sein de l’Église. Les prélats souhaitent ainsi garantir que chaque célébration respecte les normes universelles de la liturgie catholique.
Par cette mesure, l’épiscopat togolais manifeste son désir de rassembler les fidèles autour d’une vision commune et synodale. Il s’agit de protéger le mystère de l’Eucharistie tout en renforçant la cohésion de la communauté chrétienne sur l’ensemble du territoire national.

