La capitale togolaise est, depuis ce mardi 10 mars, le centre névralgique d’une réflexion continentale sur la préservation des écosystèmes aquatiques. Cet atelier de trois jours est piloté par le Bureau interafricain des ressources animales de l’Union africaine (Ua-Bira), en partenariat avec les autorités nationales. Des experts venus d’une quinzaine de pays se penchent sur l’intégration des normes juridiques internationales dans les législations locales.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un vaste programme de conservation soutenu par l’agence suédoise de coopération (SIDA). L’initiative vise à outiller les États membres pour la ratification de conventions majeures, telles que l’Accord des Nations unies sur les stocks de poissons. L’enjeu principal demeure la sécurisation des richesses aquatiques face à une exploitation souvent incontrôlée.

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Philippe Ouédraogo, représentant de l’Ua-Bira, a insisté sur l’urgence d’harmoniser les textes de loi nationaux à travers le continent. Selon lui, cette convergence législative est indispensable pour éradiquer la pêche illicite et non réglementée qui pèse lourdement sur l’économie africaine. En unifiant leurs cadres juridiques, les États se donnent les moyens d’une surveillance plus efficace et d’une gestion durable de leur patrimoine naturel.

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Sécurité alimentaire et enjeux économiques majeurs

Le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire, Konlani Dindiogue, a rappelé la vulnérabilité actuelle des milieux aquatiques. La dégradation des habitats et le changement climatique menacent directement les revenus de millions de citoyens africains. La protection de ces zones est donc perçue comme un impératif de sécurité alimentaire pour le Togo et ses voisins.

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Les travaux, qui s’achèvent ce 12 mars, permettront de définir des stratégies de coordination régionale plus robustes. Les participants explorent également le rôle des organisations régionales dans la mise en œuvre des politiques de l’économie bleue. Cette synergie d’action est présentée comme le socle d’une gestion plus résiliente des ressources halieutiques à l’échelle de l’Afrique.

 

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