Récépissé N° 0010 / HAAC / 12-2020 / pl / P

Croissance africaine : 13 pays dont le Togo attendus au-delà de 6 % en 2026, selon l’EIU

L’Afrique abordera 2026 avec des perspectives de croissance contrastées, mais globalement porteuses d’espoir. Selon The Economist Intelligence Unit (EIU), 13 pays dont le Togo du continent devraient enregistrer une croissance économique supérieure à 6 % cette année-là. Une performance notable dans un environnement mondial encore instable.

Dans un rapport publié fin décembre et intitulé « Africa outlook 2026 : Growth and opportunity amid geopolitical shifts », l’institution met en avant un contexte marqué par « le reflux de l’inflation » et une dynamique économique soutenue dans plusieurs sous-régions. Les pays concernés se concentrent principalement en Afrique de l’Ouest Sénégal, Guinée, Liberia, Côte d’Ivoire, Ghana, Togo et Niger, et en Afrique de l’Est, Éthiopie, Ouganda, Tanzanie et Rwanda. Hors de ces zones, la Libye et le Mozambique complètent la liste.

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L’ouvrage souligne que l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique de l’Est « resteront les sous-régions qui connaîtront la croissance la plus rapide en 2026 ». Cette dynamique repose sur des facteurs structurels étroitement liés. Le rapport cite notamment « le développement des infrastructures, l’urbanisation rapide, la transformation numérique à marche forcée, l’afflux soutenu d’investissements directs étrangers, l’expansion des marchés régionaux et l’intégration plus profonde dans les chaînes de valeur mondiales ».

En Afrique de l’Ouest, ces moteurs seront renforcés par « d’importants projets d’investissement dans les hydrocarbures, les énergies renouvelables et l’exploitation minière ». Des secteurs stratégiques, appelés à soutenir la croissance à moyen terme.

Le tableau est moins favorable en Afrique australe. L’Afrique du Sud devrait afficher une progression comprise entre 1,5 et 3 % en 2026. Son économie restera pénalisée par « des taux d’intérêt toujours élevés » et par « les effets des droits de douane américains de 30 % sur ses exportations ». Une légère amélioration est toutefois attendue au second semestre, portée par des effets de base plus favorables.

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En toile de fond, la question de la dette demeure préoccupante. Le rapport rappelle que « le continent continuera à faire face à des difficultés pour stabiliser le poids de sa dette ». Le risque d’un surendettement accru en 2026 est réel. Il pourrait imposer une discipline budgétaire plus stricte et de nouvelles réformes, notamment dans des pays comme l’Éthiopie, le Mozambique, la Tunisie ou la Zambie.

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Entre opportunités économiques et contraintes financières, l’Afrique avance sur une ligne de crête et 2026 s’annonce décisive.

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