Le Comité de coordination pour les filières café et cacao (CCFCC) s’est réuni ce mercredi 28 janvier 2026 à Lomé. Cette rencontre visait à identifier des pistes de solutions face à la grave crise qui frappe ces deux secteurs vitaux. L’effondrement brutal des prix sur le marché international fragilise désormais l’ensemble de la chaîne de valeur au Togo.
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Plusieurs facteurs expliquent cette chute des cours mondiaux. Selon le secrétaire général du CCFCC, Enselme Gouthon, le changement climatique et le vieillissement des plantations pèsent lourdement sur la situation. À cela s’ajoute la nouvelle réglementation européenne sur la déforestation, qui complique les exportations vers l’Europe. Ces éléments conjugués ont installé une incertitude durable sur le marché.
Si la campagne 2024-2025 a été satisfaisante en termes de récolte, les revenus des producteurs ont plongé. Après une hausse initiale, le marché a connu un retournement spectaculaire et imprévu. Les prix du cacao sont ainsi passés de 6 000 francs CFA le kilo à environ 2 000 francs CFA aujourd’hui. Le café résiste légèrement mieux à cette tendance baissière, grâce aux difficultés de production rencontrées au Brésil et au Vietnam. Au Togo, il se négocie actuellement autour de 1 800 francs CFA le kilo. Ce niveau de prix reste toutefois proche de celui du cacao, qui oscille entre 1 800 et 2 000 francs CFA.
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L’un des défis majeurs concerne désormais l’accumulation des stocks invendus sur le territoire national. Pour M Gouthon, « Les producteurs, acheteurs et exportateurs détiennent ensemble plus de 1 500 tonnes de produits. Pour un pays comme le Togo, ce volume représente une immobilisation financière particulièrement inquiétante ». La chute des prix dissuade les acteurs de vendre à perte, bloquant ainsi le cycle commercial. Les producteurs, maillon le plus vulnérable, subissent de plein fouet l’incapacité d’écouler leur récolte à un prix rémunérateur. Malgré la libéralisation, le marché reste structuré autour de quatre grandes associations professionnelles regroupant producteurs, acheteurs, exportateurs et transformateurs, ce qui facilite le dialogue et la concertation entre les différents acteurs
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Le secrétaire général du CCFCC appelle donc à une action collective pour débloquer progressivement les stocks. Il invite chaque acteur à accepter une part des conséquences de ce contexte difficile. L’institution s’engage à renforcer sa communication pour accompagner les acteurs vers des stratégies de vente plus adaptées.
