Le Togo et le Ghana ont franchi une nouvelle étape significative dans leur coopération bilatérale. À la mi-novembre 2025, les deux pays ont signé un nouvel accord de services aériens, visant à libéraliser et à encadrer le transport aérien entre Lomé et Accra.
La signature de cet accord est intervenue en marge des célébrations du 26e anniversaire de la décision de Yamoussoukro, un jalon majeur consacré à la libéralisation de l’accès au marché du transport aérien en Afrique. Ces célébrations se sont tenues cette année en République dominicaine. L’accord a été paraphé par Edem Tengue, ministre conseiller représentant le président du Conseil, et par Dorcas Afo-Toffey, la vice-ministre ghanéenne des transports. Ce nouveau cadre instaure des règles claires, permettant aux compagnies aériennes des deux nations d’opérer de manière fluide sur les liaisons bilatérales. Il définit notamment les droits de trafic, les obligations respectives et les fréquences de vols autorisées.
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Au-delà de l’ouverture de nouvelles routes aériennes directes, cette entente bilatérale est un puissant levier. Elle est destinée à faciliter la mobilité des populations, à stimuler les échanges commerciaux transfrontaliers et à renforcer l’intégration régionale au sein de la sous-région ouest-africaine.
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Cet accord s’inscrit parfaitement dans la dynamique du Mutaa, le Marché unique du transport aérien en Afrique. Lancé en 2018, le Mutaa dont le président du Conseil togolais est l’un des champions a pour objectif de libéraliser entièrement l’espace aérien africain. Il vise à améliorer considérablement la connectivité entre les pays du continent et à soutenir le développement économique grâce à un transport aérien qui se veut plus fluide, accessible et compétitif.
