Abidjan en prêtant sa voix à la jeunesse ouest-africaine, l’éloquence de la togolaise Essozolim Victoire Tigue s’est distinguée. Ce 28 février 2026, dans le cadre de la 6ème édition du concours interuniversitaire d’art oratoire, initié par le Groupe intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), la Togolaise est arrivée à la 4ème place. 

Institution spécialisée de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest, le GIABA a réuni à l’Université Félix Houphouët-Boigny, 6 candidats issus du Bénin, de Cabo Verde, de Côte d’Ivoire, de Guinée, de Guinée-Bissau et du Togo. Essozolim Victoire Tigue a rivalisé d’éloquence avec ses pairs des autres nations. Avec conviction et audace, elle a présenté ses idées avec brio. Lors des plaidoiries, les étudiants ont exploré les mécanismes du blanchiment, ses impacts sur le développement et les voies d’engagement de la jeunesse.

Lire aussi : Togo / UL  : l’innovation au cœur de la première édition de la F2i-Togo

À l’issue des délibérations, le premier prix a été attribué à Jean Silas Etienne Hounkpatin du Bénin avec 243 points. Il devance la candidate ivoirienne Dicenhizi Divine E. GAMAN (208 points), Marcos Daniel Pinto Delgado de Cabo Verde (207 points) et Essolim Victoire Tigue du Togo (205 points). Les écarts serrés témoignent de la qualité des prestations.

Au-delà des récompenses, notamment les plaques, les ordinateurs portables et les enveloppes financières, l’essentiel réside ailleurs. « En définitive, à travers cette initiative, le GIABA réaffirme sa volonté de constituer un vivier d’étudiants et d’universitaires mieux informés », souligne le communiqué.

Placée sous le thème « La lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme : quels enjeux pour la jeunesse ? », la rencontre s’inscrit dans la dynamique engagée par le GIABA depuis 2013 pour sensibiliser les étudiants aux risques du BC/FT sur les économies régionales.

Lire aussi : Togo : l’Université de Lomé lance CRISP-UL pour connecter agriculture locale et cantines scolaires

La cérémonie, marquée par la présence de hautes personnalités académiques et institutionnelles, a rappelé avec gravité que le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme constituent des menaces sérieuses pour « la stabilité financière, la sécurité régionale et le développement durable des États membres de la Cédéao ». Dans leurs interventions, les officiels ont insisté sur la nécessité de faire de l’université un creuset d’intégrité et de responsabilité citoyenne.

Suivez notre chaîne WhatsApp ici 

À Abidjan, la parole étudiante n’a pas seulement concouru : elle a pris position. Et dans un espace communautaire confronté à des flux financiers illicites persistants, cette prise de conscience collective apparaît comme un signal encourageant pour l’avenir de l’intégrité financière en Afrique de l’Ouest.

Share.

@: lenouveaureporter@gmail.com. Pour vos demandes de couvertures médiatiques, annonces, pub, productions multi-support… Veuillez-vous adresser au : Tél : (00 228) 92 60 75 77 / 99 50 60 10

Leave A Reply