Face à l’urgence climatique qui s’impose avec une intensité croissante en Afrique, la bataille ne se joue plus uniquement sur le terrain environnemental, mais aussi dans la capacité à informer, mobiliser et transformer les comportements. C’est dans ce contexte que s’est ouvert, le 7 avril à l’Université de Lomé, un colloque scientifique international pluridisciplinaire consacré à la restauration des paysages forestiers et à la justice climatique en Afrique.

Placée sous le thème « La communication au service de la restauration des paysages forestiers et de la justice climatique en Afrique », cette rencontre de trois jours réunit chercheurs, décideurs publics, acteurs de la société civile et professionnels de la communication. L’objectif est de croiser les savoirs afin de mieux répondre à une crise climatique aux multiples dimensions.

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Dans un contexte marqué par l’intensification des phénomènes extrêmes, les participants rappellent une réalité préoccupante : l’Afrique, bien que faiblement émettrice de gaz à effet de serre, reste l’une des régions les plus vulnérables. Sécheresses prolongées, inondations récurrentes et dégradation accélérée des sols fragilisent les économies et aggravent les inégalités.

Colloque scientifique sur la justice climatique

Au cœur des débats, la communication environnementale apparaît comme un pilier stratégique. Selon Ama Dzifa Gameti, directrice de cabinet au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, « ces politiques de restauration ne sauraient produire les effets escomptés sans une communication efficace, inclusive et transformatrice ». Un appel à repenser les approches de sensibilisation et d’engagement citoyen.

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Pour le Dr Gnane Napo, président du comité d’organisation, « ce colloque est avant tout le fruit d’une rencontre intellectuelle entre disciplines qui ont trouvé dans leur complémentarité une réponse originale à des défis communs ». Une vision qui illustre la nécessité d’un dialogue permanent entre science, politique et société.

Le présidium

De son côté, le Professeur Komlan Batawila, premier vice-président de l’Université de Lomé, souligne que « l’université assume pleinement sa vocation d’espace de production de savoir au service du développement durable et du bien commun ». Une posture qui renforce le rôle central de la recherche dans la transition écologique.

Panels, conférences et communications scientifiques structurent les échanges, en intégrant sciences humaines, environnementales et savoirs locaux. Le Togo, engagé dans l’initiative AFR100, réaffirme par ailleurs son ambition de restaurer 1,4 million d’hectares de terres dégradées.

Photo de famille

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Au-delà des travaux académiques, ce colloque se veut un espace de solutions. Les recommandations attendues devraient contribuer à bâtir une approche africaine de la communication climatique, adaptée aux réalités locales.

À Lomé, la science s’affirme ainsi comme un moteur d’action, rappelant qu’aucune transition écologique durable ne peut s’envisager sans dialogue, ni appropriation collective.

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