Ce samedi à Sarakawa, dans la préfecture de la Kozah, le temps semble suspendu. C’est en ce lieu chargé d’histoire que le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a accompli un fort geste mémoriel. En ce jour anniversaire de l’attentat de Sarakawa, il a déposé une gerbe au mausolée de la localité, à 15h37 précises, en hommage aux victimes du drame du 24 janvier 1974.
La cérémonie s’est tenue en présence de hautes autorités administratives, politiques et militaires. 52 ans ont passé depuis que le ciel togolais fut lacéré par l’un des épisodes les plus sombres de la trajectoire nationale. Un attentat découlant à un crash a failli conduit un pays au bord de la rupture.

Ce jour-là, l’aéronef transportant le président Gnassingbé Eyadéma s’écrasait à Sarakawa. L’attentat était « criminel soigneusement ourdi ». Le Père de la nation survécut, miraculeusement, avec quelques blessures. D’autres n’eurent pas cette chance. Leur sacrifice scella une page tragique et fondatrice de la mémoire nationale.
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La commémoration a permis de replonger l’assistance dans le récit des faits. Un récit historique, relaté par feu le général Améyi, a été réécouté. Chaque mot, détail, résonnait comme une balise mémorielle. Il rappelle que la survie de la nation fut le fruit d’une convergence rare : la foi, la lucidité stratégique et l’attachement du peuple togolais à sa souveraineté.
Faure Gnassingbé, président du Conseil
Mais une phrase continue de dominer les consciences ; celle du Père de la Nation. « Un coup isolé n’arrête pas le combat ». Une phrase devenue culte traduisant une leçon de résilience.

Dépôt de gerbes, suivi du recueillement du président du Conseil
Dans son allocution, le ministre de l’Administration territoriale, Hodabalo Awaté, a souligné la portée structurante de Sarakawa. Selon lui, cet événement a ouvert la voie à des choix décisifs, dont « la nationalisation des ressources stratégiques ». Ce tournant marquait une reprise en main du destin économique du Togo.
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Aujourd’hui encore, Sarakawa demeure un rappel exigeant entre devoir de mémoire, vigilance et fidélité à une vision d’indépendance et de dignité nationale.


