Les Douanes burkinabè ont intercepté 150 000 comprimés de tapentadol dosés à 250 mg, dissimulés sous une cargaison de clinker dans un camion immatriculé au Togo. La marchandise, évaluée à 295,18 millions de francs CFA, était destinée à la Côte d’Ivoire. Cette saisie, présentée le 14 octobre à Ouagadougou, met en lumière les risques du trafic transfrontalier de médicaments.

Les comprimés étaient répartis dans 15 000 plaquettes, regroupées en 11 colis. Le camion avait été chargé à Dapaong au Togo, avant de traverser le Burkina Faso en direction de la Côte d’Ivoire. Le directeur général des Douanes burkinabè, l’inspecteur divisionnaire Yves Kafando, a présenté l’opération à la presse.

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Le chauffeur, Lamboni Lorimpo, de nationalité togolaise, a été interpellé. Il affirme avoir ignoré le contenu des colis, qui lui auraient été présentés comme des boissons en sachet. Selon sa version, une rémunération de 75 000 FCFA lui avait été promise pour le transport. Il dit n’avoir découvert la nature des produits qu’au moment du contrôle douanier. Ces déclarations devront être confrontées aux éléments de l’enquête.

Le propriétaire présumé de la cargaison, identifié comme Issa Koara, aurait reconnu que les produits lui appartenaient. Il aurait indiqué qu’ils étaient destinés à des circuits de distribution en Côte d’Ivoire, notamment sur des sites d’orpaillage. Après la découverte, il aurait également proposé 2,5 millions de FCFA aux agents des Douanes pour récupérer la marchandise et poursuivre le trajet. Les agents ont rejeté cette offre, selon les informations rapportées. Le responsable des Douanes a annoncé que les personnes impliquées répondraient de leurs actes devant la loi.

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Au-delà de l’infraction douanière présumée, la saisie soulève un enjeu de santé publique. Le tapentadol est un antalgique opioïde prescrit contre certaines douleurs et dont l’usage nécessite un suivi médical. Un emploi détourné ou excessif expose notamment à la dépendance, au surdosage et à la dépression respiratoire, qui peut être mortelle.

L’interception de cette cargaison rappelle ainsi la nécessité de renforcer la surveillance des circuits de distribution pharmaceutique dans la sous-région. Elle souligne aussi l’importance de prévenir la circulation de médicaments soumis à prescription en dehors des circuits autorisés.

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