Le commerce du bétail constitue une source de revenus pour les éleveurs, les commerçants et les collectivités territoriales. Mais les risques de vol et la circulation d’animaux d’origine douteuse fragilisent cette activité transfrontalière. Pour y répondre, le Togo et le Burkina Faso ont engagé une démarche commune visant à renforcer la traçabilité des animaux commercialisés à leurs frontières.
Réunis les 20 et 21 octobre 2026 à Dapaong, les acteurs des deux pays ont défini des procédures de vérification des documents et de traitement des alertes concernant les animaux suspectés d’être volés ou introduits irrégulièrement. L’atelier a rassemblé les administrations, collectivités, services vétérinaires, douanes, forces de sécurité et organisations professionnelles.
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Organisée par l’ONG GEVAPAF, avec le RECOPA et le Réseau Billital Maroobé (RBM), la rencontre a bénéficié du soutien de l’Union européenne, d’Acting for Life et du projet MOPSS.
Cinkassé, un marché stratégique
Situé au nord du Togo, près de la frontière burkinabè, le marché de Cinkassé relie les zones d’élevage sahéliennes aux débouchés des pays côtiers. La traçabilité doit sécuriser les transactions, faciliter les contrôles sanitaires et administratifs, et renforcer la confiance entre commerçants. La digitalisation est également envisagée pour accélérer le partage des données et le traitement des alertes.
Les résultats enregistrés sur ce marché illustrent l’enjeu économique du dispositif. Selon Acting for Life, les recettes de taxation perçues en octobre sont passées d’environ 200 000 FCFA en 2024 à près de 3 millions en 2025. L’enregistrement des entrées et sorties aurait aussi limité la sous-déclaration.
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Au-delà de la lutte contre les irrégularités, ce mécanisme pilote doit consolider la coopération bilatérale et préserver les échanges dont dépendent les acteurs de la filière.

