La restauration des terres dégradées nécessite de connaître précisément les zones touchées et de mesurer les résultats des interventions. Au Togo, une plateforme nationale de gestion des données forestières est en préparation pour améliorer le suivi des paysages et orienter les actions de restauration. Les bases de ce dispositif ont été posées lors d’un atelier tenu du 6 au 8 octobre 2026 à Atakpamé, avec l’appui de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ).
Le futur outil vise à centraliser les informations produites par les différents acteurs du secteur forestier. Il devra également harmoniser les méthodes de collecte et les indicateurs utilisés, afin de faciliter la comparaison des données à l’échelle nationale. Cette organisation permettra de disposer d’une vision plus cohérente de l’état des paysages et des besoins en restauration.
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Les données recueillies serviront notamment à localiser les zones affectées par la dégradation des sols, la fragmentation des forêts et l’érosion. Elles permettront aussi d’évaluer les résultats des interventions engagées sur le terrain, en examinant les superficies restaurées, la reprise des plants et l’évolution de la couverture végétale.
Pour les pouvoirs publics et les partenaires techniques, ces informations constitueront un outil d’aide à la décision. Elles pourront contribuer à mieux cibler les investissements, à apprécier les effets des projets réalisés et à identifier les zones nécessitant des interventions supplémentaires.
Un objectif de 1,4 million d’hectares à restaurer
Cette initiative s’inscrit dans les engagements environnementaux du Togo, notamment dans le cadre de l’initiative africaine AFR100. Le pays ambitionne de restaurer 1,4 million d’hectares de terres dégradées d’ici à 2030. La disponibilité de données fiables apparaît donc essentielle pour suivre les progrès accomplis et mesurer les efforts restant à fournir.
Selon Djiwa Oyétoundé, chargé de bureau de la FAO au Togo, cette démarche participe aux efforts nationaux en faveur de la gestion durable des ressources naturelles, de la conservation de la biodiversité et de l’adaptation aux changements climatiques.
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La plateforme devrait ainsi renforcer le suivi des interventions forestières et améliorer la connaissance des paysages. Son utilité dépendra toutefois de la qualité des données collectées, de leur actualisation régulière et de leur exploitation effective par les acteurs concernés.

