Pour un réfugié, retrouver un emploi ne signifie pas seulement disposer d’un revenu. C’est aussi retrouver une autonomie, reconstruire un projet de vie et participer à la communauté qui l’accueille. C’est dans cette logique que le HCR, l’Agence des Nations unies pour les réfugiés et la Compagnie aérienne Asky ont conclu, le 5 octobre 2026 à Lomé, un partenariat de 3 ans consacré à l’insertion des réfugiés.
L’accord concerne d’abord 6 pays : le Togo, le Bénin, le Ghana, le Nigeria, le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Il prévoit des formations techniques et professionnelles, des bourses, des stages et des possibilités d’emploi dans le secteur aérien. La coopération pourrait aussi s’étendre à l’entrepreneuriat, aux chaînes d’approvisionnement et aux chaînes de valeur agricoles.
Lire aussi : Togo : l’IPDCP lance la certification des correspondants à la protection des données
L’initiative intervient alors que l’Afrique de l’Ouest et du Centre accueillait, en septembre 2026, plus de 4 millions de réfugiés et de demandeurs d’asile. Les femmes et les enfants représentent 80 % de cet ensemble. Une attention particulière sera donc accordée aux femmes et filles, à travers la formation, le mentorat et le développement professionnel.
Asky pourra examiner les candidatures de réfugiés qualifiés dans ses programmes de formation, ses stages et ses processus de recrutement, selon les opportunités et critères requis. La compagnie étudiera également l’intégration d’entreprises dirigées par des réfugiés dans sa chaîne d’approvisionnement.
Lomé pourrait devenir un centre de formation régional. D’autres volets concernent l’accès à l’emploi au Ghana, la mise en relation d’entreprises de réfugiés avec les marchés sénégalais et la facilitation de regroupement familial et de retour volontaire.
Suivez notre chaîne WhatsApp ici
Présenté comme le premier partenariat du HCR avec une compagnie aérienne régionale en Afrique de l’Ouest et du Centre, l’accord ambitionne de rapprocher les compétences des réfugiés des besoins du secteur privé. Cette démarche doit favoriser durablement l’autonomie des bénéficiaires et renforcer davantage les économies locales.

