Pour un retraité, recevoir sa pension sans attendre devant un guichet ni manipuler de l’argent liquide peut simplifier chaque mois une démarche essentielle. Au Togo, la Caisse de Retraites du Togo (CRT) franchit une nouvelle étape dans cette direction avec la généralisation du paiement des pensions par voie bancaire et mobile money.
Annoncée le lundi 28 septembre 2026, la réforme marque l’achèvement de la migration engagée en juillet pour les pensionnés qui percevaient encore leurs allocations en espèces. Sur les 3 705 personnes concernées, 3 440 ont accompli les formalités nécessaires, soit 92,85 % de l’effectif.
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Ces bénéficiaires reçoivent désormais leurs pensions directement sur un compte bancaire ou par l’intermédiaire d’un service de mobile money. Pour eux, cette évolution peut réduire les déplacements, limiter les temps d’attente et faciliter l’accès régulier aux prestations.
Il reste toutefois 265 pensionnés, soit 7,15 % de l’effectif concerné, qui n’ont pas encore effectué les démarches requises. La CRT annonce donc la suspension provisoire de leurs paiements à compter de la fin du mois de septembre.
La direction précise que cette mesure ne remet pas en cause les droits des personnes concernées. Le paiement sera rétabli au fur et à mesure de la régularisation de leur situation auprès des services compétents de la Caisse.
Pour Justin Tchilabalo Pilanté, directeur général de la CRT, cette réforme s’inscrit dans la modernisation des modalités de paiement et l’amélioration des services proposés aux pensionnés.
La dématérialisation des versements répond également à des enjeux de sécurité. En réduisant la circulation et la manipulation d’espèces, elle peut limiter certains risques liés au paiement physique. Elle doit aussi contribuer à fluidifier la distribution des pensions.
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Cette évolution s’inscrit dans la dynamique plus large de digitalisation des paiements publics au Togo. Elle traduit la volonté de rapprocher les services des usagers en s’appuyant sur des outils financiers.
Pour les pensionnés déjà intégrés au nouveau dispositif, l’enjeu est donc moins celui d’un changement technique que d’une expérience de paiement potentiellement plus simple, plus sécurisée et plus régulière. Pour les 265 bénéficiaires restants, la régularisation demeure désormais la condition nécessaire à la reprise de leurs versements.

