Le Bureau central national (BCN) Interpol de Lomé a présenté, le lundi, le bilan de ses actions menées avec ses homologues étrangers, à l’occasion de la Journée de la coopération policière.
Organisation intergouvernementale regroupant 196 pays membres, Interpol n’enquête pas à la place des polices nationales. Son rôle consiste à les mettre en réseau : partage d’informations, accès à des bases de données internationales, coordination des recherches et soutien opérationnel. Chaque État membre s’appuie sur un BCN, interface entre sa police et ce dispositif mondial.
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Un fait divers survenu en août illustre concrètement cette mécanique. À Mango, dans la préfecture de l’Oti, un crime passionnel avait poussé son auteur présumé à fuir vers le Ghana. Grâce à l’entente entre les BCN togolais et ghanéen, l’homme a été localisé et arrêté en quelques heures seulement, avant d’être remis aux autorités togolaises et confié à l’unité d’enquête compétente.
Pour le commissaire Saguenda Dankoma, à la tête du BCN Interpol Lomé, « la criminalité ne connaît plus de frontières ». Un individu peut agir depuis l’étranger, cibler des victimes à distance et espérer échapper à la justice en changeant simplement de pays. Face à ce phénomène, aucun État ne peut, selon lui, agir isolément.
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Au-delà des arrestations, cette coopération internationale permet aussi de retrouver des personnes disparues, d’identifier des victimes, de traquer des fugitifs, de démanteler des réseaux criminels, de récupérer des biens dérobés et de combattre la cybercriminalité. Tout ceci, souvent grâce à des échanges rapides d’informations, parfois à des enquêtes menées conjointement.

