Malgré les critiques visant sa gouvernance et les tensions récentes avec l’Uefa, Gianni Infantino entend rester à la tête de la Fifa. Une porte-parole de l’instance mondiale a confirmé dimanche que le président sortant maintient sa candidature à sa propre succession lors de l’élection prévue en mars 2027.
« Le président de la Fifa a annoncé en avril qu’il se représenterait en 2027. Cela n’a évidemment pas changé », a-t-elle déclaré en marge de la Coupe du monde féminine des moins de 20 ans organisée en Pologne.
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Cette confirmation intervient dans un contexte particulièrement tendu. Fin juillet, le projet d’ouvrir une partie du financement de la Coupe du monde à des investisseurs privés avait suscité de vives réactions. L’Uefa avait alors réuni ses 55 membres et évoqué une possible rupture avec les compétitions de la Fifa. Le projet a finalement été abandonné et le boycott envisagé a été levé.
Les tensions demeurent toutefois entre les deux instances. L’Uefa prépare notamment des procédures pénales en Suisse visant Infantino et d’autres responsables de la Fifa.
À quelques mois du scrutin, l’identité d’un éventuel adversaire reste incertaine. Le président de l’Uefa, Aleksander Ceferin, a déjà exclu une candidature. Les prétendants ont jusqu’au 18 novembre pour se déclarer.
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Élu président de la Fifa en 2016, puis réélu en 2019 et 2023, Infantino conserve néanmoins des soutiens importants en Afrique, en Amérique du Sud et au Moyen-Orient. L’issue du scrutin dépendra donc largement de sa capacité à préserver cette coalition face aux contestations.

