L’ONG souligne le contraste entre le développement rapide des services numériques en Afrique subsaharienne et l’insuffisance des moyens permettant aux jeunes d’en profiter.
L’ONG internationale SOS Villages d’Enfants a appelé la communauté internationale à prendre d’urgence des mesures pour réduire la fracture numérique en Afrique subsaharienne et favoriser l’inclusion des jeunes dans la transformation numérique du continent.
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En raison du manque d’accès aux ordinateurs et à Internet, une génération de jeunes en Afrique subsaharienne risque d’être laissée pour compte par la transition numérique, souligne l’ONG à l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, célébrée le 12 août.
Combattre la pauvreté
SOS Villages d’Enfants estime que la numérisation peut contribuer à combattre la pauvreté en ouvrant aux jeunes précarisés de nouvelles possibilités d’éducation et d’emploi. Pour favoriser leur inclusion dans la transformation numérique, la communauté internationale doit, selon l’ONG, renforcer en priorité les infrastructures numériques et l’accès à l’éducation.
Près de la moitié des 15-24 ans n’ont pas d’accès régulier à Internet, rappelle l’ONG, ce qui limite l’acquisition de compétences numériques devenues essentielles à l’employabilité. En 2025, environ un jeune sur quatre en Afrique subsaharienne n’était ni scolarisé, ni en formation, ni en emploi, souligne-t-elle.
Elle relève le contraste entre le développement fulgurant des services numériques en Afrique subsaharienne, qui pourrait permettre la création de 230 millions d’emplois numériques d’ici à 2030 selon la Banque mondiale, et le retard pris dans le développement des compétences numériques des jeunes.
L’ONG déplore le manque de matériel dans les établissements scolaires et l’insuffisance des contenus d’apprentissage numériques. En Afrique subsaharienne, seules 35 pour cent des écoles primaires et environ 55 pour cent des établissements secondaires ont accès à l’électricité.
Elle pointe également le coût élevé des équipements et des services numériques, qui prive souvent les familles à faibles revenus d’ordinateurs ou de smartphones. Selon l’UNESCO, les jeunes touchés par la pauvreté sont ainsi désavantagés sur le plan numérique, faute de connexion à Internet et d’équipements à domicile.
dpa

