L’édition 2026 de l’Academic Ranking of World Universities (ARWU), plus connu sous le nom de classement de Shanghai, confirme la faible représentation de l’Afrique dans le palmarès mondial. Sur plus de 2 500 établissements examinés par ShanghaiRanking Consultancy, seuls 16 établissements africains figurent parmi les 1 000 premiers.

Le classement mondial reste dominé par les États-Unis. Harvard conserve la première place, devant Stanford et le Massachusetts Institute of Technology (MIT). Cambridge, Berkeley et Oxford complètent le groupe de tête, illustrant leur poids dans la recherche mondiale.

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Sur le continent africain, l’Afrique du Sud conserve le leadership avec 8 établissements classés. Elle est suivie par l’Égypte, qui en compte 6. L’Éthiopie et le Maroc placent chacun une université dans ce Top 1 000. La performance universitaire reste donc géographiquement concentrée.

L’University of Cape Town demeure la mieux classée du continent, dans la fourchette 201-300. L’Université du Caire et Stellenbosch University apparaissent dans la bande 401-500, d’autres établissements occupant des positions plus éloignées.

Cette présence limitée s’explique notamment par les critères de l’ARWU. Le classement privilégie fortement la recherche, à travers les prix Nobel et médailles Fields, le nombre de chercheurs très cités, les publications dans Nature et Science, ainsi que les articles indexés dans les grandes bases scientifiques. La performance par chercheur complète ces indicateurs.

Ces critères mettent en évidence les difficultés structurelles auxquelles restent confrontés plusieurs systèmes universitaires africains : financement insuffisant de la recherche, infrastructures limitées, faible densité de chercheurs très cités et fuite des compétences.

Cette présence constitue néanmoins un signal encourageant. L’Afrique du Sud et l’Égypte disposent d’un socle scientifique plus ancien, tandis que le Maroc et l’Éthiopie montrent que la diversification commence à s’amorcer.

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Le classement de Shanghai 2026 rappelle l’ampleur du chemin restant à parcourir. Pour renforcer sa présence dans les palmarès internationaux, l’Afrique devra consolider ses capacités de recherche, accroître les financements et créer des conditions favorables à la rétention des talents. L’enjeu dépasse le prestige académique : il touche la capacité du continent à produire des connaissances, soutenir l’innovation et accompagner son développement.

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