La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et la Thaïlande veulent donner une forme concrète à leur coopération. Cette ambition a été évoquée le 26 août 2026 à Abuja, lors d’une rencontre entre la vice-présidente de la Commission de la Cédéao, Damtien L. Tchintchibidja, et le vice-Premier ministre thaïlandais chargé des Affaires étrangères, Sihasak Phuangketkeow.
Au nouveau siège de la Commission, les échanges ont porté sur les possibilités de renforcer les relations dans le développement, le commerce et l’investissement. Damtien L. Tchintchibidja a souligné les convergences entre les deux parties autour de la paix, de la prospérité et du développement durable.
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Bangkok souhaite identifier des secteurs dans lesquels son expérience pourrait répondre aux priorités ouest-africaines. L’objectif affiché est de privilégier des projets concrets, fondés sur des intérêts réciproques. Cette orientation s’inscrit dans la relance, en décembre 2025, de la Thailand-Africa Initiative (TAI), articulée autour de la coopération politique, des échanges économiques, du développement et de la coordination stratégique.
L’agriculture, l’énergie, l’industrie, les technologies numériques, la formation et la sécurité alimentaire figurent parmi les domaines susceptibles de rapprocher les deux espaces. Le Nigeria constitue un point d’appui. Deuxième partenaire commercial de la Thaïlande en Afrique, il a enregistré 1,2 milliard de dollars d’échanges bilatéraux avec Bangkok en 2025.
La rencontre d’Abuja intervient dans un contexte de recomposition régionale. Depuis le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger en janvier 2025, la Cédéao compte 12 membres et poursuit ses efforts d’intégration économique.
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Aucun accord régional précis n’a été annoncé à l’issue des échanges. La rencontre pose toutefois les bases d’un dialogue appelé à se poursuivre. Pour Bangkok, l’enjeu est de renforcer sa présence en Afrique. Pour la Cédéao, le rapprochement offre une occasion de diversifier ses partenariats, d’accéder à de nouvelles technologies et de mobiliser des investissements.

