Enseigner l’intégrité dès le préscolaire : c’est l’ambition d’un atelier qui se tient du 25 au 28 août à Lomé. Les acteurs de l’éducation nationale examinent une série d’outils pédagogiques destinés au préscolaire, au primaire, au secondaire général et technique, ainsi qu’à l’alphabétisation. Initiée par la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (Haplucia), cette rencontre s’inscrit dans un projet plus vaste visant à intégrer l’éducation à la lutte contre la corruption dans les curricula scolaires togolais.
L’objectif affiché dépasse le simple exercice académique : traduire des principes parfois abstraits, notamment l’intégrité, la probité et la transparence dans un langage accessible à chaque tranche d’âge, en s’appuyant sur des situations concrètes susceptibles de nourrir la réflexion et le dialogue en classe. À terme, ces outils devraient aider les élèves à reconnaître les différentes formes de corruption, à en mesurer les conséquences, et surtout à identifier les comportements responsables à adopter face aux situations à risque.
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Concrètement, les participants examinent 34 projets de manuels, répartis entre le préscolaire, le primaire, les deux cycles du secondaire général, l’enseignement technique et l’éducation non formelle. Selon le président de la Haplucia, Aba Kimélabalou, ces supports doivent impérativement tenir compte de l’âge des apprenants et de leurs réalités quotidiennes, tout en restant simples d’usage pour les enseignants et éducateurs chargés de les mobiliser.
En marge de cet atelier, une séance de sensibilisation a également réuni les membres du Conseil des établissements privés d’Enseignement Supérieur (Cepes) et du Réseau des institutions d’enseignement supérieur d’initiative privée au Togo (Riesip), en présence du ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur, Gado Tchangbédji. Ces derniers se préparent à un second atelier, prévu du 31 août au 4 septembre, consacré cette fois à la validation de 16 unités d’enseignement destinées au supérieur.
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Pour le président du Cepes, Kagbara Innocent, l’enjeu se joue sur le long terme : intégrer l’éthique et la bonne gouvernance dès la licence jusqu’au master, afin de former, d’ici une vingtaine d’années, une génération véritablement outillée pour combattre la corruption.

