Chaque année, des milliers de vies sont brisées en Afrique à cause de la circulation illicite des armes légères et de petit calibre. Alimentant les conflits, le terrorisme, la criminalité organisée et les violences communautaires, ces armes constituent l’un des principaux obstacles à la paix et au développement du continent. Face à cette menace transfrontalière, la deuxième édition africaine du Programme de bourse des Nations unies sur les armes légères et de petit calibre (ALPC) s’est ouverte, ce 03 août à Lomé. L’ambition est de former une nouvelle génération d’experts capables de bâtir des réponses durables.

Cette formation organisée par le Bureau des affaires de désarmement des Nations unies (Unoda) et le Centre régional des Nations unies pour la paix et le désarmement en Afrique (Unrec), réunit au total 23 représentants de 17 États africains.

Pendant 3 semaines, des professionnels venant, notamment du Bénin, du Burkina Faso, du Mali, du Maroc, du Nigeria, du Sénégal, de Madagascar, de la Guinée-Bissau, des Comores, de la République centrafricaine et du Togo, etc. renforceront leurs compétences en matière de contrôle des armes conventionnelles.

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Cette bourse vise à perfectionner les capacités techniques et institutionnelles des acteurs engagés dans la prévention du commerce illicite, du détournement et de la prolifération des armes légères.

Représentant le gouvernement togolais, le colonel Kodjo Amana, directeur général de la Gendarmerie nationale, a rappelé que le Togo considère la lutte contre les armes légères comme une priorité stratégique. Il a souligné que, sous l’impulsion du président du Conseil, Faure Gnassingbé, le pays s’est imposé comme un espace de dialogue et de renforcement des capacités en Afrique. Selon lui, aucun développement durable ne peut être envisagé sans sécurité durable, d’où la nécessité d’une coopération renforcée entre les États, les Nations unies, l’Union africaine et la Cédéao.

Le directeur de l’Unrec, Anselme Yabouri, a insisté sur la portée de cette initiative, rappelant que les armes légères aggravent les conflits, fragilisent les institutions et compromettent les efforts de développement. Au-delà des connaissances techniques, la formation entend créer un réseau africain de praticiens capables d’améliorer le marquage, le traçage, la gestion des stocks, l’élaboration des politiques publiques et la coopération régionale.

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La Coordinatrice résidente des Nations unies au Togo, Coumba Dieng Sow, a pour sa part, estimé que le contrôle des armes constitue un investissement direct dans la prévention des crises et la protection des populations civiles. Elle a salué l’engagement du Togo, qui abrite le siège de l’Unrec, dans la promotion de la paix et du désarmement en Afrique.

Alternant enseignements spécialisés, exercices pratiques et visites de terrain à Lomé puis à Ouidah au Bénin, cette bourse ambitionne de doter le continent d’experts capables de transformer les engagements internationaux en actions concrètes au service d’une Afrique plus sûre, plus résiliente et durable.

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