Le secteur de la Karité africain s’apprête à bénéficier d’un coup de projecteur écologique et économique d’envergure nationale. Classé au septième rang des producteurs mondiaux de karité avec un volume annuel avoisinant les 50 000 tonnes d’amandes, le Togo s’apprête à déployer un programme de gestion durable pour cette ressource stratégique. Cette initiative environnementale sera menée en étroite collaboration avec l’Institut mondial pour la croissance verte (GGGI) et bénéficiera de l’accompagnement financier du Service forestier coréen.
Le cœur de ce programme consistera à restaurer et reboiser 2 000 hectares de plantations répartis dans les régions des Savanes, de la Kara, Centrale et Maritime. Au-delà de la restauration des paysages, le projet s’attachera à optimiser la gouvernance locale, à rehausser les standards de qualité de la transformation et à renforcer la résilience des sols face aux dérèglements climatiques. Pour assurer la réussite de cette politique sur le terrain, l’État s’appuiera prioritairement sur les coopératives locales regroupant les femmes et les jeunes, qui se situent au centre de ce dispositif de développement.
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Traditionnellement utilisé en Afrique de l’Ouest pour la cuisson des aliments et la pharmacopée locale contre les brûlures ou les soins cutanés, le beurre de karité jouit désormais d’une immense renommée sur le marché international. Les industries cosmétiques et pharmaceutiques mondiales se disputent cette matière première pour la composition de crèmes hydratantes, de baumes et de produits capillaires. Cette forte demande extérieure représente une opportunité majeure pour le développement des communautés rurales du pays, où la collecte et l’extraction de l’amande constituent la principale source de revenus pour des milliers de ménages.
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