Pour l’ONU, renforcer l’éducation aux médias et à l’information (EMI) est devenu « urgent » dans un contexte mondial où la désinformation « sape la cohésion sociale, les processus démocratiques et la stabilité économique ».

L’Institut international pour l’éducation aux médias et à l’information (IMILI), récemment lancé par l’UNESCO à Abuja, au Nigeria, est présenté par ses promoteurs comme une structure pionnière appelée à devenir un observatoire mondial face aux défis de la désinformation.

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Il s’agit, selon l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, d’un institut de « catégorie 2 » (C2), placé sous ses auspices mais financé et géré par le pays hôte, tout en contribuant aux objectifs de l’organisation à l’échelle internationale.

Le lancement de l’IMILI vise à « garantir que les populations dans le monde, en Afrique et au Nigeria, ne soient pas seulement connectées à l’information, mais aussi équipées pour la comprendre, la questionner et l’utiliser de manière responsable », a déclaré Mariya Gabriel, sous-directrice générale de l’UNESCO pour la communication et l’information. Pour l’agence onusienne, le renforcement des compétences en éducation aux médias et à l’information (EMI) est devenu « urgent » dans un contexte mondial où la désinformation « continue de saper la cohésion sociale, les processus démocratiques et la stabilité économique ».

Contexte mondial marqué par la prolifération des « fake news »

La nouvelle structure servira de plateforme mondiale de plaidoyer fondé sur des données probantes, en réunissant chercheurs, décideurs politiques, acteurs des médias et du numérique, secteur privé et société civile. Ses missions incluent notamment le suivi des progrès nationaux en matière d’EMI, la production de recherches basées sur des données, ainsi que le renforcement des partenariats public-privé.

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L’UNESCO promeut l’EMI afin de donner aux citoyens les compétences nécessaires pour évaluer de manière critique les sources d’information. Le lancement de l’institut d’Abuja s’inscrit dans la stratégie globale de l’organisation visant à renforcer la résilience des populations face aux contenus numériques. Il intervient dans un contexte mondial marqué par la prolifération des « fake news » (infox) et l’usage croissant de l’intelligence artificielle générative dans la manipulation de l’opinion.

L’Afrique, où la pénétration de l’internet mobile progresse rapidement, est particulièrement exposée aux campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux.

dpa

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