L’engorgement des établissements pénitentiaires demeure l’un des problèmes les plus critiques de l’appareil judiciaire national. Pour inverser cette tendance, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a initié une série d’échanges avec les différents maillons de la chaîne pénale, notamment les magistrats, les officiers de police judiciaire et les régisseurs de prisons. Cette concertation vise à limiter les incarcérations systématiques et abusives avant tout jugement définitif.
Le constat sur le terrain s’avère alarmant. De nombreux citoyens présumés innocents subissent des détentions provisoires prolongées durant de longs mois sans procès. Cette situation porte une atteinte directe à la dignité humaine, tout en provoquant une surpopulation chronique dans les prisons de l’État. Au-delà du dysfonctionnement de l’institution, ces détentions excessives brisent des trajectoires de vie à travers la perte d’activités économiques, la rupture des liens familiaux et de profonds traumatismes psychologiques, alors même que l’accusé peut bénéficier d’un acquittement au terme de la procédure.
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Face à ces enjeux éthiques et sociaux, les responsables de l’institution de régulation des droits humains appellent à une prise de conscience collective. Le vice-président de la CNDH, Gnambi Garba Kodjo, a rappelé à cette occasion que chaque mandat de dépôt impacte non seulement la crédibilité de la justice, mais scelle également l’avenir et l’intégrité d’un être humain. Les participants à ce dialogue thérapeutique pour la justice espèrent poser les bases d’une réforme des pratiques afin de favoriser les mesures de liberté surveillée.
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