Près de 4 semaines après la clôture de la première édition du festival Togo Media Foot, l’événement confirme son impact au-delà du simple cadre sportif. Organisée le 2 mai dernier en marge de la Journée mondiale de la liberté de la presse, cette initiative a démontré la capacité des professionnels de l’information à se rassembler. Au-delà des lignes éditoriales et de la diversité des supports, le monde des médias togolais a privilégié la fraternité et la cohésion corporatiste.
Pour les initiateurs du projet, la démarche visait à offrir une bouffée d’oxygène à une profession éprouvée par le rythme de l’actualité et la précarité économique des entreprises de presse. L’objectif était de créer un espace de rapprochement humain pour briser l’isolement des journalistes. Un mois plus tard, le pari semble réussi au regard de la forte mobilisation observée.
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Des statistiques flatteuses pour un coup d’essai
Sur le plan purement organisationnel, l’événement affiche un bilan comptable flatteur. Au total, 33 rencontres ont été disputées dans un esprit de fair-play. La compétition, qui a vu la participation active des rédactions des secteurs public et privé, s’est soldée par la distribution de huit trophées et de 55 médailles.
Sur le terrain, la finale a consacré l’Association togolaise des organes de presse privée en ligne (Atoppel) face à l’équipe de Radio Carré Jeunes (RCJ). De son côté, la formation du ministère de la Communication s’est vu décerner le prix du Fair-play. Toutefois, la véritable réussite de cette journée réside dans la qualité des échanges entre des confrères habitués à se côtoyer à distance ou dans l’urgence de la concurrence.
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Renforcer la liberté de la presse par le lien social
Le tournoi a mis en lumière une dimension souvent négligée de la liberté de la presse : la solidarité interne. Les promoteurs soulignent qu’une corporation isolée ou fragmentée devient plus vulnérable face aux défis sectoriels. En utilisant le football comme un outil de brassage, l’événement a permis de retisser des liens de confiance indispensables à la vie des médias.
Cette réussite crée désormais des obligations pour l’avenir. Les organisateurs refusent de céder à l’autosatisfaction et planifient déjà la pérennisation du festival. L’enjeu consiste à inscrire ce rendez-vous dans l’agenda culturel national tout en préservant ses valeurs fondatrices d’inclusion et de cohésion sociale.
La concrétisation de ce projet a reposé sur une synergie d’efforts impliquant les rédactions, les institutions publiques et des partenaires économiques. Ce soutien global démontre que les acteurs extérieurs perçoivent la nécessité de créer des espaces de saine émulation pour les professionnels des médias.
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Alors que s’achèvent les célébrations du mois de la presse, le défi majeur reste la transition vers une deuxième édition capable de confirmer ces acquis. La presse togolaise a prouvé sa capacité à faire corps de manière ponctuelle ; il lui reste désormais à transformer cet essai pour ancrer cette fraternité retrouvée dans la durée.

