À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse célébrée ce dimanche 3 mai 2026, l’Union des Journalistes Indépendants du Togo (Ujit) a adressé un message à l’ensemble de la corporation. Placée sous le thème « Façonner un avenir de paix », cette journée est l’occasion pour l’organisation de dresser un bilan entre avancées notables et pressions persistantes sur le métier.
L’Ujit a accueilli avec fierté les derniers résultats du classement mondial de la liberté de la presse publiés par Reporters sans frontières (RSF). Le Togo a réalisé un bond de 24 places en une seule année, passant du 121e au 97e rang sur 180 pays. Cette évolution permet au pays de quitter la catégorie des zones en situation « difficile » pour rejoindre celle des environnements « problématiques ».
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Malgré cette amélioration institutionnelle, le secrétaire général de l’Ujit, Eli Goka-Adokanu, souligne que le secteur reste sous haute tension. L’information est devenue un véritable champ de bataille, parfois manipulée par l’usage malveillant de l’intelligence artificielle. Globalement, l’autocensure a bondi de plus de 60 %, alimentée par une peur diffuse liée au harcèlement numérique et aux pressions économiques.
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Face à la fragilité économique des médias indépendants, l’organisation interpelle le gouvernement togolais. Elle appelle à revoir à la hausse le fonds d’aide de l’État à la presse afin de garantir l’indépendance des rédactions. Pour l’Ujit, un journalisme de qualité est un pilier essentiel de la redevabilité et de la confiance entre les citoyens et les institutions de la République.
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L’association réaffirme son engagement à défendre chaque journaliste victime d’intimidation et à promouvoir des standards éthiques rigoureux. Pour les responsables de l’Union, la liberté de la presse est un levier transversal pour la reprise économique et le développement durable. En cette période de commémoration, l’Ujit rappelle que la plume doit rester un outil puissant au service de la cohésion sociale et de la démocratie.

