L’atelier de renforcement des capacités des professionnels des médias de la région Centrale s’est achevé le mardi 14 avril à Sokodé. Cette rencontre portait sur la création de contenus destinés à sensibiliser les populations sur les enjeux de la transhumance. Durant huit jours, les journalistes de la presse classique et web ont travaillé aux côtés des cadres du ministère de l’Agriculture et des Ressources animales.
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L’objectif de cette session était de favoriser une cohabitation pacifique entre les éleveurs et les agriculteurs. Les participants ont produit, en groupes, 24 émissions radiophoniques et neuf slogans de sensibilisation. Ces contenus, déclinés en français et en plusieurs langues locales, seront diffusés sur les stations de radio partenaires de la région. Cette approche vise à atteindre directement les communautés rurales pour prévenir les tensions sociales.
Le rôle crucial des médias dans la cohésion sociale
Le préfet de Tchaoudjo, assurant les fonctions de gouverneur de la région Centrale, Tchimbiandja Yendoukoa Douti, a exhorté les bénéficiaires à traduire ces acquis en actions concrètes. Pour l’autorité locale, la sauvegarde de la paix et du vivre-ensemble dépend étroitement de la qualité des messages véhiculés. Il a également invité les professionnels à partager ces nouvelles compétences avec leurs confrères pour un impact durable dans les localités.
De son côté, le directeur régional de l’Agriculture, Anadi Boyodjéba, a insisté sur l’importance d’une gestion apaisée de la transhumance pour le développement agricole. Selon lui, cette stabilité est le gage de la sécurité et de la souveraineté alimentaire du pays. Le représentant de la Faîtière des associations des médias, Abasse Issaka, a salué cette initiative qui permet aux journalistes de mieux maîtriser les contours de ce phénomène pastoral complexe.
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L’organisation de cet atelier a bénéficié du soutien technique et financier de plusieurs partenaires de l’État. Parmi eux figurent l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le Programme des nations unies pour le développement (Pnud) et l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao). Le Fonds pour la consolidation de la paix a également accompagné cette démarche gouvernementale visant à réduire les conflits liés aux mouvements de bétail.

