En marge des travaux de l’institution communautaire à Freetown, une délégation de parlementaires de la Cedeao s’est rendue, ce vendredi 10 avril 2026, au centre Don Bosco Fambul. Situé à une cinquantaine de kilomètres de la capitale sierra-léonaise, ce site constitue un point de chute symbolique pour la protection de l’enfance.
Suivez notre chaîne WhatsApp ici
La visite a débuté par un temps de prière et une présentation historique de ce réseau international, partenaire de premier plan dans l’assistance aux mineurs en difficulté.
L’action du centre en Sierra Leone a débuté au lendemain de la guerre civile, avec une mission prioritaire axée sur la réhabilitation des anciens enfants soldats. Sous l’impulsion de l’archevêque de Freetown, cette intervention s’est progressivement étendue aux jeunes filles abandonnées ainsi qu’aux garçons en situation de rue. Aujourd’hui, la structure propose un encadrement complet comprenant l’hébergement, la scolarisation et l’apprentissage de métiers comme la coiffure ou l’hôtellerie, afin de faciliter l’insertion sociale des pensionnaires.
Un plaidoyer pour l’harmonisation des lois régionales
La présidente du comité des affaires sociales, du genre et de l’autonomisation, Véronica Kadie Sesay, a souligné l’importance de cette immersion pour identifier des réponses durables au phénomène des enfants de la rue. Elle a saisi cette occasion pour saluer le leadership de la présidente du Parlement de la Cedeao, Hadja Mémounatou Ibrahima, dont l’engagement a permis la tenue de ces activités. L’élue a plaidé pour une convergence des législations nationales au sein de l’espace régional afin de mieux protéger les droits des mineurs vulnérables.
Lire aussi : Éducation en Afrique de l’Ouest : à Lomé, le Parlement de la Cédéao appelle à repenser les programmes scolaires
La rencontre s’est achevée par une visite guidée des différents ateliers de production et d’apprentissage. Les parlementaires ont pu échanger avec les enfants et observer concrètement les efforts de formation déployés par l’institution. Cette étape a permis aux représentants communautaires de mesurer l’ampleur des défis logistiques et humains, tout en réaffirmant le soutien des autorités de la sous-région aux initiatives sociales favorisant l’inclusion et l’espoir pour la jeunesse.

