Le 5 avril 2026, loin de sa terre natale, le Togo, le Dr Victor Agbégnénou s’est éteint en France. Avec lui disparaît une figure rare, à la croisée de la science et de la conviction, un inventeur habité par une ambition singulière : réduire la fracture technologique en Afrique. Mais au-delà de la disparition de l’homme, c’est l’empreinte de ses idées qui s’impose aujourd’hui avec force.
Titulaire de plusieurs brevets internationaux, le scientifique togolais laisse derrière lui des innovations majeures, dont le Polyvalent Wireless Communication Systems (PWCS), souvent décrit comme une « fibre optique dans l’air ». Cette technologie permet de transmettre Internet, la téléphonie et la vidéo à haut débit sans recourir à des infrastructures lourdes. Pensée pour les zones enclavées, elle offre une réponse concrète aux défis d’accès au numérique.
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Autre pilier de son œuvre : le Réseau Énergie, Technologie de l’Information et de la Communication en l’Éducation (RETICE). Conçu comme un « cartable numérique », ce système permet aux enseignants et aux élèves de partager des ressources pédagogiques sans connexion Internet externe. À travers son entreprise KA Technologies, près de 150 000 élèves togolais en ont déjà bénéficié.
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Refusant de céder ses brevets à des intérêts étrangers, malgré des offres financières considérables, Victor Agbégnénou avait fait un choix assumé : celui de privilégier l’Afrique. Son rêve était clair, rendre Internet accessible à tous sur le continent.
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Aujourd’hui, ce rêve reste inachevé. Mais son combat, lui, trace une voie. Celle d’une Afrique capable d’inventer, de décider et de bâtir son propre avenir numérique.

